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Toxicité et environnement
Métallurgie du sélénium et du tellure
M2370 v1 Article de référence

Toxicité et environnement
Métallurgie du sélénium et du tellure

Auteur(s) : Pierre BLAZY, El-Aïd JDID

Date de publication : 10 juin 2008 | Read in English

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Présentation

1 - Propriétés

  • 1.1 - Propriétés physiques
  • 1.2 - Propriétés chimiques

2 - Occurrences minérales

3 - Réserves minières

4 - Sources industrielles

  • 4.1 - Boues anodiques d'électroraffinage du cuivre
  • 4.2 - Mattes nickelocuprifères

5 - Production issue des raffineries de cuivre

6 - Marché, prix et qualités marchandes

7 - Usages, substituts et commerce mondial

  • 7.1 - Sélénium
  • 7.2 - Tellure
  • 7.3 - Substituts du sélénium et du tellure
  • 7.4 - Commerce mondial du sélénium et du tellure

8 - Métallurgie extractive

9 - Recyclage

10 - Toxicité et environnement

  • 10.1 - Toxicité
  • 10.2 - Environnement

11 - Cas industriels

Sommaire

Présentation

Auteur(s)

  • Pierre BLAZY : Professeur honoraire - Ancien directeur de l'École nationale supérieure de géologie (ENSG)

  • El-Aïd JDID : Docteur ès sciences - Ingénieur de recherche au laboratoire environnement et minéralurgie (LEM), Nancy Université, ENSG – INPL – CNRS – UMR 7569

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INTRODUCTION

Le sélénium et le tellure sont des éléments relativement rares, faisant partie de la même famille que l'oxygène, le soufre et le polonium. Ce sont des semi-conducteurs, leurs propriétés électriques se situant entre celles d'un métal et d'un isolant. Sous leurs formes élémentaires, ils sont souvent considérés comme des métaux, bien qu'ils soient des métalloïdes.

Les propriétés chimiques du sélénium sont intermédiaires entre celles du soufre et du tellure. Toutefois, le tellure, bien que proche du sélénium, est plus basique, plus métallique et plus fortement amphotérique. Le sélénium et le tellure donnent des composés inorganiques et organiques semblables aux composés du soufre, mais dont les propriétés et le comportement sont différents.

Il existe de grandes ressources de Se et Te dans les gîtes de sulfures de métaux de base exploités pour Cu, Ni, Co et Pb. Leur récupération n'est cependant qu'accessoire. Des quantités marchandes sont récupérées industriellement à partir des boues anodiques d'électroraffinage du cuivre et des solutions d'attaque des mattes cupronickelifères.

L'utilisation majeure du sélénium réside dans les composants électroniques et les photocopieurs, mais il est aussi largement utilisé dans la verrerie, les pigments, le caoutchouc, les alliages métalliques, les industries pétrolières et textiles, en médecine et en photographie.

Les applications du tellure relèvent du domaine thermoélectrique. Il facilite l'usinage des aciers et est aussi employé sous forme de CdTe dans les cellules solaires.

L'extraction de Se et Te à partir des boues anodiques de cuivre est réalisée selon des procédés pyro et hydrométallurgique : grillage alcalin ou sulfatant, volatilisation, chloration par voie sèche, lixiviation en milieu acide ou alcalin, etc. Dans la plupart des usines, avant de récupérer Se et Te, on décuivre les boues anodiques. Après extraction du sélénium et du tellure, les résidus sont traités pour récupérer les métaux précieux.

L'hydrométallurgie est la technologie de récupération du sélénium et du tellure à partir des solutions d'attaque sous pression des mattes nickelocuprifères.

La séparation de Se et Te est basée sur les facilités relatives d'oxydation et de réduction de leurs états de valence, sur les différences de solubilité ou de volatilité de leurs composés, notamment de leurs oxydes, de leurs oxy-acides et de leurs sels respectifs. La purification du sélénium contenant du tellure est effectuée par distillation du sélénium. La purification de tellure contenant du sélénium est réalisée à partir de l'oxyde plutôt que du métal.

Le recyclage du sélénium et du tellure est limité, il concerne seulement les scraps de photorécepteurs et le matériel usé de xérographie.

Le sélénium et ses composés ont un effet toxique aigu et chronique sur de nombreux animaux et sur l'homme. Les tellurites solubles sont toxiques alors que le tellure élémentaire et les tellurures stables sont relativement inertes.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-m2370

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10. Toxicité et environnement

10.1 Toxicité

Étant des réducteurs forts, le sélénium et le tellure ont une action marquée sur les êtres vivants. À l'état solide, ces éléments sont pratiquement inoffensifs. En revanche, les vapeurs de sélénium et son hydrure sont fortement toxiques [39]. La toxicité de l'hydrure, dont la température d'ébullition est de 42 oC, est très marquée. Il en est de même pour les halogénures et les oxydes qui sont aussi des réducteurs puissants. Les sélénites et les séléniates solubles, les organoséléniés doivent être manipulés avec précaution [23].

Comme le sélénium, le tellure pose des problèmes de toxicité par son hydrure (dont l'odeur très désagréable est perceptible à partir de 0,01 mg/m3), par son hexafluorure et par ses composés organiques (alkyltellurures). Les tellurites sont plus toxiques que les sélénites et les arsénites. Avec l'aluminium, le tellure donne un gaz toxique Al2Te3 .

  • Les intoxications chez l'homme se manifestent :

    • pour le sélénium :

      • par un amaigrissement (le foie s'appauvrissant en glucose et en glycogène),

      • par une irritabilité et une fatigue permanente,

      • par une congestion intense des reins et une dégénérescence des cellules hépatiques se manifestant par un accroissement du taux d'azote, de phosphore et de chlore dans les urines,

      • par une haleine aillacée et un changement intervenant au niveau des extrémités des doigts (gonflements, fragilité des ongles…) ;

    • pour le tellure : par une somnolence, un amaigrissement, des vomissements, des nausées, une sécheresse de la bouche, une suppression de la sueur et de la salive et une diminution de l'activité gastrique.

  • En revanche, à de faibles doses, le sélénium est indispensable pour la croissance des plantes, pour les besoins alimentaires du bétail et la santé des humains ...

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1 Données économiques

HAUT DE PAGE

1.1 Production issue des raffineries de cuivre

Comme le montre le tableau 1, les pays industrialisés ont un quasi-monopole, si l'on considère les positions tenues par le Japon, la Belgique, le Canada et les États-Unis (ce pays ne publie plus sa production depuis 1997).

Toutes les raffineries de cuivre n'ont pas une unité de récupération de sélénium et de tellure, car pour que celle-ci soit rentable il faut une capacité annuelle d'au moins 150 000 t de cuivre, compte tenu des coûts en 2002.

HAUT DE PAGE

1.2 Marché, prix et qualités marchandes

Le tableau 2 indique les prix moyens annuels en dollars par livre ($/lb), qui ont été en fort repli entre 1991 et 1999. Ce phénomène, selon certains observateurs, a été amplifié par la croissance des exportations des pays de l'ex-Union Soviétique depuis 1992. À partir...

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