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La bouteille qui transforme l’air en eau

Posté le par La rédaction dans Informatique et Numérique

Basée sur la captation de l’eau dans l’air, cette technologie pourrait révolutionner l’accès à l’eau potable.

C’est un petit scarabée vivant dans le désert de Namibie qui est à l’origine du concept de cette bouteille. En effet, celui-ci a la capacité de pouvoir condenser à sa surface les particules d’eau existantes dans l’air. Il suffit à l’ingénieux coléoptère de gravir une dune, d’exposer sa carapace face au vent pour récolter jusqu’à 12% de son poids en eau ! Ceci n’a rien de magique. Voilà l’explication. Sa carapace est recouverte de minuscules bosses, au sommet hydrophile. Une fois captée, la gouttelette d’eau se dépose et vient s’ajouter aux autres précédemment captées. Plus fort que le chameau, ce scarabée se promène avec ses propres récupérateurs d’eau sur le dos. 

Deckard Sorensen a l’idée de s’en inspirer pour fabriquer une bouteille capable de capter l’eau de l’atmosphère et de se remplir toute seule. Il s’associe pour fonder l’entreprise NBD Nano, le nom étant l’acronyme de Namib Beetle Desert, en hommage à l’insecte. 

NBD Nano a donc fabriqué un capteur dont la surface alterne les zones hydrophiles et hydrophobes. L’eau est attirée grâce à des nanoparticules de silicium tandis que des polymères constituent les parties hydrophobes. Pour simuler le vent, quoi de mieux qu’un mini-ventilateur ? Celui-ci permet de créer le flux d’air nécessaire pour faire se rencontrer l’eau et la surface. 

Ce système se présente sous la forme d’un bouchon qui sert à refermer une bouteille de champagne ouverte. Il se place au niveau du goulot, de façon à ce que l’eau collectée s’écoule dans la bouteille. D’ailleurs, le concept ne se limite pas aux bouteilles mais pourrait s’étendre à des surfaces plus grandes comme des toitures, des voilures ou tout dispositif permettant la collecte des gouttelettes d’eau. Le prototype est censé collecter entre 0.5 et 3 litres par heure, ce qui serait exceptionnel.

Pas encore commercialisé, ce procédé pourrait enfin donner l’accès à l’eau potable à toutes les populations, même celles habitant des zones désertiques ou frappées régulièrement par la sécheresse.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique
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Posté le par La rédaction


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