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Décryptage

Certaines nanoparticules ont bel et bien un effet cancérogène

Posté le par La rédaction dans Matériaux, Biotech & chimie

Une étude américaine vient de confirmer l’impact nocif des nanotubes de carbones et du dioxyde de titane.

Le National Institute for Occupational Safety and Health (Niosh) vient de publier des résultats concernant l’étude de la toxicité de certaines nanoparticules.

Leurs travaux ont tout d’abord consisté à mettre en place des protocoles d’analyses «universels», pour lutter contre les divergences existantes entre les laboratoires d’analyse. Il est vrai que jusqu’ici, parmi le peu d’études portant sur l’impact des nanoparticules sur la santé, les résultats sont contradictoires. Certaines révèlent un danger quand d’autres ne mettent aucun impact négatif en évidence. 

Le premier intérêt des travaux des chercheurs du Niosh est donc d’avoir analysé et diagnostiqué les sources d’erreur suivant les protocoles d’analyses. Une fois cela fait, ils ont pu établir une méthode d’analyse commune, permettant enfin de comparer les résultats.

Suite à cela, les scientifiques de l’Institut américain se sont intéressés à 3 types de nanoparticules de dioxyde de titane et 3 types de nanotubes de carbone. Deux matériaux déjà soupçonnés d’être toxiques pour l’homme, le centre international de recherche sur le cancer ayant classé le dioxyde de titane comme potentiellement cancérogène depuis 2006 !

Leur étude a concerné des rats et la conclusion est sans appel : ces nanoparticules de dioxyde de titane et de nanotubes de carbone provoquent des phénomènes inflammatoires. Face au risque respiratoire avéré, le Niosh préconise de limiter la concentration de l’air en nanotubes et nanofibres à 1 µm/m3.

Assez curieusement et malgré un engouement évident pour les nanoparticules, seuls 2 % des travaux qui leurs sont consacrés s’intéresse à leur impact sur la santé (Affset, 2010).

Ce n’est que très récemment que des projets européens se focalisent exclusivement sur leur innocuité ou leur toxicité.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Posté le par La rédaction


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