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Les feuilles mortes favorisent la biodiversité et le stockage du CO2

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Laisser les feuilles mortes en place pour favoriser la biodiversité et le stockage du CO2

Posté le par Arnaud Moign dans Environnement

Chaque année, des millions de tonnes de déchets verts sont collectés en déchetteries, en France comme dans d’autres pays d’Europe. Des chercheurs danois ont calculé qu’en laissant en place les déchets de jardin, le Danemark pourrait stocker 600 000 tonnes de CO2 par an. Si les chiffres de cette étude sont uniquement applicables pour le cas du Danemark, les pratiques à mettre en place sont néanmoins universelles.

À l’automne, de nombreux possesseurs de jardins ratissent les feuilles mortes, ramassent brindilles et branches mortes et en remplissent leur remorque. En plus d’être une corvée, cette pratique n’est pas la plus vertueuse, vis-à-vis de la biodiversité comme du climat.

Il est urgent de lâcher prise

Dans un communiqué de presse, Per Gundersen, professeur d’écologie forestière à l’université de Copenhague, explique pourquoi il est sain de laisser les feuilles mortes en place.

D’une part, il s’agit de stocker du CO2 dans le sol, de façon lente :

« Lorsque les déchets de jardin sont brûlés ou compostés par les systèmes municipaux de traitement des déchets, le CO2 retourne très rapidement dans l’atmosphère. En gardant les déchets dans le jardin, le processus de décomposition est nettement plus lent. En pratique, cela signifie que l’on constitue un stock de CO2 de plus en plus important dans le jardin sous la forme de brindilles, de branches mortes et de feuilles qu’on laisse se décomposer. »

D’autre part, les feuilles, brindilles et branches sont une matière première précieuse pour nourrir les jardins et favoriser le développement de la biodiversité.

« Les feuilles aident à nourrir le jardin, car elles alimentent tout un écosystème de décomposeurs. Qu’il s’agisse de champignons, de bactéries, de minuscules créatures invisibles du sol, de vers de terre ou de punaises, ils aident à décomposer et à métaboliser les matières organiques afin que les nutriments soient libérés dans le sol. Ces décomposeurs constituent ensuite une source de nourriture importante pour des animaux plus grands comme les hérissons et les oiseaux ».

Un jardin propre et bien soigné n’est donc pas le signe d’un jardin sain. Il est ainsi important d’oser lâcher prise et de laisser la nature faire son travail, surtout à l’automne, car une grande partie des feuilles sera déjà décomposée au printemps suivant !

Pelouse, feuilles mortes et branchages ne doivent ainsi pas être perçus comme déchets, mais comme ressources !

Comment mettre en place une gestion zéro déchet ?

Si le constat est valable pour le Danemark, il l’est aussi pour la France. Pour ne pas appauvrir inutilement le sol, trois gestes simples peuvent être mis en place :

  • Pratiquer le mulching, c’est-à-dire la tonte sans sac.
  • Utiliser les restes de tonte et les feuilles en paillage.
  • Faire son propre compost.

Si, comme le Professeur Gundersen, vous en en avez assez d’empiler vos déchets végétaux dans votre remorque, de faire la queue à la déchetterie et de consommer du carburant inutilement, pourquoi ne pas mettre en place une gestion « zéro déchet » ?

Si vous avez besoin de conseils pour atteindre cet objectif, sachez qu’en 2017, l’ADEME a publié un guide pour aider les particuliers à valoriser leurs déchets végétaux.

Pour aller plus loin

Posté le par Arnaud Moign


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