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Pourquoi conduire des projets d’éco-innovation ?

Posté le par La rédaction dans Entreprises et marchés

De nombreuses entreprises s’inscrivent aujourd’hui dans une démarche d’éco-conception. La démarche d’éco-innovation va au-delà de l’éco-conception et conduit à une création de valeur accrue. Voici un petit état des lieux avant l’Atelier Thématique Annuel EcoSD 2015 sur le thème « Les défis de l’éco-innovation : de l’éco-idéation aux business models durables » qui se tiendra à Paris le 12 mars.

La réglementation, la demande des clients, la minimisation des risques juridiques, mais aussi des considérations économiques (minimisation de l’utilisation de matière premières et d’énergie), tout conduit les entreprises à prendre en compte les enjeux environnementaux dans la conception de leurs produits et services.

C’est la démarche d’éco-conception dans laquelle se lancent de nombreuses entreprises  Son objectif est de diminuer l’impact environnemental global du produit,  en considérant les différents impacts potentiels sur l’environnement et  en agissant sur l’ensemble des étapes de son cycle de vie.

La démarche d’éco-innovation est plus ambitieuse, mais aussi potentiellement plus porteuse de développement à terme. L‘environnement y est perçu comme une nouvelle valeur de développement de l‘entreprise. L‘environnement n‘est plus uniquement associé au développement du produit lui-même mais au développement d‘une nouvelle offre et/ou la mise en place d‘un nouveau modèle économique de l‘entreprise. Cette démarche se focalise sur la valeur ajoutée pour l’utilisateur  et vise une amélioration plus radicale de l’offre qui peut être un produit ou une combinaison produit/ service.

Ce processus d’éco-innovation passe généralement par une étape :

  • d’analyse initiale, pour identifier la stratégie de l’entreprise, et définir un profil environnemental et sociétal  d’un produit/service référence,
  • de créativité, ou éco-idéation qui  consiste en la mise en place de groupes de travail pour  générer des idées éco-innovantes. Durant cette phase, le groupe doit utiliser un ensemble d’outils l’aidant dans son processus créatif. Une fois les idées générées, cette première étape se conclue par une évaluation du potentiel environnemental et sociétal de ces idées,
  • le développement et la maturation des concepts éco-innovants, et une identification des modèles économiques associés.

Pour y arriver, un certain nombre d’outils et méthodes ont été développés pour accompagner des projets d’éco-innovation dans les entreprises : des outils pour réaliser un profil environnemental, des outils pour aider les équipes projet à clarifier le besoin en terme environnemental, des outils plus stratégiques qui définissent des axes de travail en éco-innovation (par exemple des lignes directrices), ou encore des outils pour aider les groupes à générer des idées éco-innovantes.

Ainsi, dans un contexte de forte concurrence, l’éco-innovation s’avère être un levier de croissance intéressant en permettant d’anticiper les futures réglementations environnementales, mais aussi d’anticiper les besoins des clients. Par ailleurs, l’éco-innovation peut avoir des effets positifs sur le management interne de l’entreprise car cela exige une meilleure coopération et une équipe projet transversale: marketing pour identifier les comportements, fabrication pour collecter les données en interne, achats pour obtenir des données auprès des fournisseurs, logistique pour les données sur les distances parcourues par le produit, etc.

Transformer l‘activité d‘une entreprise, et l‘orienter vers une activité durable demande une remise en cause souvent profonde de son modèle économique, ainsi que de son fonctionnement interne. Pour en savoir plus, il existe le réseau de recherche en éco-conception de systèmes durables EcoSD qui organise le 12 Mars 2015 à Paris son Atelier Thématique Annuel (ATA) 2015 sur le thème « Les défis de l’éco-innovation : de l’éco-idéation aux business models durables ».

Co-organisé par l’APESA, l’Université de Technologie de Compiègne et CentraleSupélec,  cet atelier abordera toutes les dimensions de l’éco-innovation (conceptuelle, institution­nelle, économique, réglementaire) en y intégrant l’approche territoriale, mais aussi sociétale. Il sera présenté un ensemble d’approches pour orchestrer un processus d’éco-innovation depuis les phases d’éco-idéation jusqu’à la maturation des concepts, de façon à favoriser la mutation du « cœur de métier » de l’entreprise, en permettant l‘identification de partenaires adéquats et en favorisant ainsi la mise sur le marché de ces éco-innovations.

Atelier Thématique Annuel EcoSD : « Les défis de l’éco-innovation : de l’éco-idéation aux business models durables »

9h00-17h30, 12 mars 2015, La Recyclerie, 83 boulevard Ornano, 75018 Paris
 
 
Contact et informations : francois.cluzel[@]centralesupelec.fr
 
La journée sera animée en anglais. L’inscription est gratuite et ouverte à tous dans la limite des places disponibles (100 places). L’inscription inclut la participation à l’événement, le petit-déjeuner, le déjeuner et les pauses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Benjamin Tyl, ingénieur de recherche (APESA), François Cluzel, enseignant-chercheur (CentraleSupélec) et Flore Vallet, enseignant-chercheur (Université de Technologie de Compiègne), François Cluzel, enseignant-chercheur (Ecole Centrale Paris)

 

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