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Qu’est-ce qui fait courir Oscar Pistorius ?

Posté le par La rédaction dans Matériaux, Biotech & chimie

Pour la première fois, un handicapé va concourir aux jeux olympiques avec les valides. Il s’agit d’Oscar Pistorious, un sprinter sud-africain équipé de deux prothèses en carbones portés en dessous des deux genoux.

Quand les médecins amputent un bébé de onze mois nommé Oscar de ses deux pieds, personne n’imagine que quelques années plus tard, ce même bébé serait un des hommes les plus rapides à la course à pied.

Pourtant, le jeune Pistorius, aidé de deux prothèses en fibre de carbone, est devenu un si bon sprinteur qu’il est autorisé à courir avec les valides aux Jeux Olympiques de Londres 2012.

Chaussé de ses Flex-Foot Cheetah® à plus de 30 000 $, le coureur participera notamment  au relais 4×400 m et au 400m individuel.

Ci-dessus :

Le Flex-Foot Cheetah® ne possède pas de talon pour s’assurer que le pied prothétique réagit exactement de la même manière que le pied d’un coureur valide en reproduisant les phases d’appui et pendulaire mises en œuvre dans la course (© Copyright by Össur)

Ces prothèses possèdent une forme originale tendant à reproduire le mouvement de la patte arrière du guépard qui s’étend pour atteindre le sol tandis que les muscles puissants de sa cuisse tirent son corps vers l’avant. Lors de la course, la courbe « J » de la prothèse se comprime à l’impact, stockant ainsi l’énergie et absorbant de hauts niveaux de contrainte qui, chez le coureur normal, seraient absorbées par la cheville, le genou, la hanche et le bas du dos.

À la fin de la phase d’appui, la « courbe J » reprend sa forme initiale, relâchant ainsi l’énergie stockée et propulsant l’utilisateur en avant. Le Flex-Foot Cheetah® a été conçu pour avoir plus de couches de carbone aux points où la contrainte est plus élevée, comme l’apex de la courbe « J », et moins de carbone aux endroits nécessitant moins de souplesse comme la pointe des pieds.

L’épaisseur de la prothèse et la raideur du pied qui en résulte varie en fonction du poids de l’utilisateur, de la longueur du moignon résiduel et de l’alignement du pied par rapport à son style de course.

A ceux qui voient dans la participation d’Oscar Pistorius une concurrence déloyale vis-à-vis des coureurs valides, les défenseurs du coureur mettent en avant des études ayant montré que si le Flex-Foot Cheetah® peut restituer environ 90 % de l’énergie qu’il a stockée,  on est bien loin des 249% possibles du pied et de la jambe d’une personne valide normale.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Posté le par La rédaction


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