Après TotalEnergies, E. Leclerc a annoncé samedi une baisse de 21 centimes par litre du prix du gazole dans ses 742 stations-service à partir de dimanche, grâce au déstockage de réserves stratégiques décidé par le gouvernement.
Cette baisse de 21 centimes d’euro par litre sera déduite chaque jour du prix du gazole, « qui continue de suivre les cours du marché », promet le distributeur dans un communiqué, dépassant la fourchette de 12 à 18 centimes par litre espérée par l’exécutif.
Sur un plein de 50 litres, l’économie atteint un peu plus de 10 euros. Selon l’enseigne, l’écart entre le coût des stocks stratégiques et les cours actuels est reporté sur le prix à la pompe, « sans en garder une part en marge ».
TotalEnergies avait pour sa part ramené dès samedi le prix du gazole à 2,15 euros le litre dans ses 705 stations Access, son réseau à plus bas prix, qui représente 60% de ses ventes de carburant. C’est 10 centimes du litre de moins que le plafond de 2,25 euros que le groupe applique dans toutes ses stations.
Ses autres stations, hors autoroute, suivront à partir de lundi, « en fonction de l’évolution des marchés internationaux du diesel ».
Les autres grandes enseignes avancent en ordre dispersé. Le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, avait promis mi-octobre des prix en baisse « jusqu’à 18 centimes » à partir du 1er novembre, en prévenant que le montant varierait d’une station à l’autre selon le coût du transport.
Le président des Mousquetaires (Intermarché), Thierry Cotillard, s’était engagé à répercuter la baisse, sans fixer de date ni de montant.
Le litre de gazole en France était vendu en moyenne à 2,379 euros samedi vers 18H15 d’après une analyse de l’AFP portant sur 8.842 stations.
Le gouvernement avait annoncé le 12 octobre mettre à disposition des distributeurs jusqu’à fin janvier et au prorata de leur part de marché en 2025, dix millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques.
Ces stocks stratégiques avaient été achetés avant la guerre au Moyen-Orient et sont cédés à 0,28 euro le litre, contre environ 1,10 euro sur le marché à la mi-octobre, selon Matignon.
Un arrêté oblige les stations à afficher « de manière claire » le montant de la baisse.
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