Les parties prenantes au dossier Exalia (ex-Vencorex), réunies au ministère de l’Economie vendredi, ont assuré avoir « trouvé des solutions » qui leur font espérer que leur projet aille « au bout », malgré une décision de justice contraire.
« On a trouvé des solutions concrètes qui vont permettre au projet de continuer, d’avancer », a déclaré Olivier Six, PDG de CIC Orio et un des porteurs du projet de reprise du site chimique, baptisé Exalia.
Le tribunal des activités économiques (TAE) de Lyon avait rejeté fin mars leur projet de relance d’une partie des activités de l’ex-Vencorex, préférant céder le site à un ferrailleur, mieux disant sur le plan financier, ont expliqué les porteurs du projet.
Sans s’étendre sur les solutions trouvées, M. Six a assuré qu’il y avait « tout ce qu’il fallait pour aller au bout », vendredi à la sortie du ministère de l’Économie en présence, notamment, du maire de Pont-de-Claix et président de la métropole de Grenoble Christophe Ferrari et de la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet.
Leur projet vise à développer sur la plateforme chimique du Pont-de-Claix, dans l’Isère, une chimie « décarbonée et souveraine » qui produira notamment de l’acide chlorhydrique, de la soude et du chlore liquide. Un projet jugé fin 2025 « extrêmement sérieux » par le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin.
« Tout le monde a réaffirmé son intérêt pour que le projet fonctionne », a estimé Séverine Dejoux, ancienne déléguée syndicale de Vencorex et coporteuse d’Exalia, qu’il s’agisse des syndicats de salariés ou patronaux, des collectivités mais aussi de la banque publique d’investissement (Bpifrance), de la Caisse des dépôts et consignations ou de l’Ademe.
Les porteurs du projet entendent « racheter ce qui a été vendu aux attributaires », en l’occurrence la société de ferraillage d’une part, et d’autre part en achetant le foncier, a déclaré M. Six.
« Avec le foncier d’un côté et ce qui est aujourd’hui considéré comme de la ferraille, mais qui en réalité est une usine, on va refaire un mécano qui va permettre de repartir et de reconstruire », a-t-il assuré.
La liquidation de Vencorex un an plus tôt, après son rachat partiel par son concurrent chinois Wanhua, ainsi que la perte de quelque 400 de ses 450 emplois avaient suscité une forte émotion.
La maire de Grenoble Laurence Ruffin, récemment élue, a appelé jeudi le gouvernement à « mobiliser pleinement les moyens de l’État pour préserver les conditions d’une reprise industrielle ».
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