Des pluies diluviennes, tempêtes et crues ont causé la mort de 121 personnes en deux semaines en Afghanistan et au Pakistan, ont indiqué samedi les agences de gestion des catastrophes dans ces deux pays.
« Depuis le 26 mars, 77 personnes ont été tuées et 137 blessées à travers le pays en raison de la pluie et des inondations », a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes (Andma) en Afghanistan, Mohammad Yousuf Hammad.
Au cours des dernières 48 heures, « 26 personnes ont péri à la suite des pluies, inondations, glissements de terrain ou de la foudre » dans plusieurs provinces de ce pays d’Asie centrale, a-t-il ajouté.
Au Pakistan, frontalier de l’Afghanistan, les intempéries ont fait 44 morts depuis le 20 mars, selon les autorités.
Au moins 32 ont péri dans la province septentrionale de Khyber Pakhtunkhwa depuis le 25 mars, a détaillé samedi à l’AFP l’Agence provinciale pour les situations d’urgence. Et dans la province du Balouchistan, dans le sud-ouest du Pakistan, le bilan est de douze morts depuis le 20 mars.
Un enfant de quatre ans qui jouait dehors figure parmi les dernières victimes en Afghanistan. Il a été emporté samedi par une crue brutale dans la province de Ghazni, dans le sud-est du pays, selon la police provinciale.
Dans le sud, trois personnes sont également mortes en raison de l’effondrement du toit d’une maison causé par les fortes pluies à Spin Boldak, a précisé samedi l’Autorité de gestion des catastrophe de la province de Kandahar.
« La vague de pluie, continue depuis le début du printemps, peut renforcer les nappes phréatiques et permettre une croissance du secteur agricole », a estimé le porte-parole de l’Andma, tout en soulignant qu' »elle cause aussi des pertes humaines et financières » et a détruit plus de 2.000 hectares de terres agricoles.
Comme dans la province occidentale de Hérat.
« Nous ne souvenons pas de crues aussi importantes dans le passé. Elles font beaucoup de dégâts, elles ont détruit les récoltes, les maisons », a témoigné auprès de l’AFP Abdul Rahim Taimori, un agriculteur de 45 ans.
« Si cela continue, nous devrons quitter nos maisons », ajoute-t-il.
« Mais où aller? », s’interroge Majal Niazi, qui vit dans sa ferme d’une pièce avec toute sa famille.
Les pluies ont aussi entraîné la fermeture de nombreuses routes en Afghanistan, dont celle reliant Kaboul à la ville de Jalalabad (est).
L’Andma a appelé les Afghans a « rester loin des rivières et des cours d’eau, ainsi qu’à suivre les prévisions météo attentivement ».
Plus de soixante personnes avaient trouvé la mort en janvier en Afghanistan en raison d’importantes chutes de neige et de pluie.
Ce pays d’Asie centrale, déjà appauvri et meurtri par des décennies de guerre, est l’un des plus exposés au changement climatique dans le monde.
« Nous avions eu de la sécheresse avant et maintenant ces pluies, les deux sont un danger », estime Abdul Sattar, fermier à Hérat.
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