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Le pétrole termine en hausse, les marchés redoutent un enlisement du conflit au Moyen-Orient

Posté le par AFP

Les cours du pétrole ont terminé en hausse vendredi, l’absence de progrès vers une désescalade au Moyen-Orient alimentant les craintes de perturbations prolongées sur le marché de l’or noir.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, a gagné 3,26% à 112,19 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en avril, dont c’est le dernier jour de cotation, a avancé de 2,27% à 98,32 dollars.

Les acteurs du marché attendent que « les flux mondiaux de produits énergétiques se rétablissent », estime auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management. « Mais pour le moment, il ne semble pas y avoir de progrès dans ce sens. »

La navigation dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite d’ordinaire environ un cinquième du pétrole brut mondial et du gaz naturel liquéfié, reste bloquée.

Et la guerre a pris une nouvelle dimension ces derniers jours avec des frappes visant directement les sites de production de pétrole et de gaz, et non plus leur seul stockage et acheminement.

Jeudi, Téhéran a poursuivi ses attaques sur les infrastructures énergétiques dans le Golfe.

Des drones ont touché une raffinerie saoudienne et deux autres au Koweït. La veille, le premier site mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) au Qatar avait subi des dégâts majeurs à la suite de frappes iraniennes, en riposte à des attaques d’Israël contre le champ gazier de South Pars/North Dome partagée par Téhéran et Doha.

Le président américain Donald Trump a demandé jeudi à Israël de ne plus attaquer les infrastructures énergétiques de l’Iran et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit s’y « conform(er) ».

M. Netanyahu a aussi affirmé que la guerre prendrait fin « plus tôt que les gens ne le pensent », ce qui avait fait baisser les cours du brut en début de séance.

Toutefois, même si la guerre devait prendre fin demain, « les prix baisseraient probablement, mais ne reviendraient pas aux niveaux d’avant-guerre », remarque M. Rasmussen.

Notamment parce que les pays importateurs vont devoir reconstituer leurs réserves, engendrant une demande accrue.

Les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont commencé à libérer des stocks de pétrole, comme annoncé mi-mars, et un total de 426 millions de barils, en majorité du pétrole brut, doit être mis à disposition, selon un communiqué de l’AIE publié jeudi.

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