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Les banques européennes font un pas vers une meilleure compatibilité des paiements

Posté le par AFP

Cinq réseaux européens de paiement, qui représentent les grands établissements bancaires du continent, ont annoncé mercredi la création d’une coentreprise afin de mieux connecter leurs systèmes, ce qui permettra aux européens de payer plus facilement à l’étranger et de se virer de l’argent entre eux.

La société EPI, qui rassemble notamment les grandes banques françaises et allemandes, et ses homologues Bancomat (Italie), Bizum (Espagne), SIBS-MB Way (Portugal) et Vipps MobilePay (Danemark, Norvège, Finlande, Suède) créent « European Network for Payments », une nouvelle entreprise basée à Madrid, détenue à parts égales.

« Le rôle de la nouvelle entité est de connecter les solutions de paiement européennes existantes grâce à une infrastructure technique et opérationnelle commune », précise un communiqué.

Le marché des paiements est très disputé en Europe. Certains pays comme la France dispose de leur système domestique – le réseau Cartes bancaires (CB) – quand d’autres utilisent massivement les réseaux américains Visa et Mastercard.

L’appétit commercial d’autre sociétés non européennes comme Apple, Google ou Samsung, via leurs applications de paiement mobile, menace également les parts de marché des banques en la matière.

Ces dernières s’organisent donc pour installer un nouveau standard, quelque peu distinct du paiement historique puisqu’il s’agit d’un virement de compte à compte, entre particuliers ou d’un particulier vers un commerçant, grâce à leurs numéros de téléphone.

C’est le cas du service Wero en France, héritier de Paylib et développé par EPI.

« De plus en plus de gens paient avec leur téléphone portable, ils n’ont donc plus besoin de carte », constate Martina Weimert, directrice générale d’EPI, à l’occasion d’une visioconférence de presse mercredi.

Mais les discours de souveraineté, d’autonomie stratégique ou encore d’indépendance européenne mis en avant dans la communication de ces sociétés de paiement, sur fond de « risques géopolitiques », sont encore loin du compte: EPI utilise par exemple pour le stockage de ses données les services d’une société américaine.

« Beaucoup d’entre nous aimeraient utiliser des solutions européennes », a souligné Mme Weimert, si elles ne s’avèrent pas plus chères, moins complètes et moins sécurisées.

« C’est un équilibre très difficile à trouver », a-t-elle reconnu.

La Banque centrale européenne (BCE) avance en parallèle sur le déploiement d’ici la fin de la décennie d’un moyen de paiement concurrent, l’euro numérique, version dématérialisée des pièces et des billets.

bp/jbo/LyS

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