Les menaces en ligne visant la population iranienne et les membres de la diaspora ont nettement augmenté entre juillet 2025 et mars, période marquée par des manifestations contre le pouvoir et la guerre au Moyen-Orient, selon le rapport d’une ONG publié jeudi.
D’après cette association de défense des droits humains, Miaan, ces menaces ont bondi de près de 170% entre juillet et mars par rapport aux six mois précédents, ce qui montre « un changement de paradigme sur la répression numérique ».
La période étudiée englobe les répercussions de la guerre des 12 jours en juin 2025, quand Israël et les Etats-Unis ont bombardé l’Iran, les manifestations de contestation qui avaient débuté en décembre et les frappes américano-israéliennes sur l’Iran depuis février.
S’il est compliqué d’attribuer ces cyberattaques directement à l’Etat iranien ou à des acteurs liés à l’Etat iranien, « dans plusieurs cas, il existe des preuves importantes qui renforcent la possibilité d’une connexion », affirme Miaan, qui fournit un soutien juridique et technique aux défenseurs des droits humains à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran.
Par exemple, une organisation de défense des droits de l’Homme a été la cible d’une attaque par « déni de service »: les pirates ont multiplié les requêtes vers ses serveurs pour les saturer, afin de les rendre inaccessibles.
« C’est l’une des preuves les plus importantes, parce que (…) des infrastructures de télécommunications venant de l’intérieur de l’Iran ont été repérées dans cette attaque », explique Miaan.
Parmi les autres techniques relevées figurent des tentatives d’hameçonnage (« phishing »), qui consistent à essayer de duper une personne pour qu’elle fournisse des informations sensibles, ou des messages frauduleux venant entre autres du réseau social Facebook et de Gmail.
Le gouvernement iranien impose en outre une coupure d’internet sans précédent dans le pays depuis janvier.
Les demandes d’aide à Miaan de personnes situées en dehors d’Iran ont émané principalement du Royaume-Uni, des Etats-Unis, de la Suède, de la Turquie, de l’Allemagne et de la France, selon le rapport.
De même source, les organisations de défense des minorités ethniques et des droits humains ont représenté la moitié des signalements entre juillet et mars, tandis que les cas impliquant des médias se sont multipliés.
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