L’Inde a annoncé mercredi soir ses nouveaux engagements, très attendus, en matière de climat à l’horizon 2035, qui prévoient notamment de porter la part de sa production d’énergie électrique d’origine non fossile à 60%, selon un document diffusé par le gouvernement.
Le pays le plus peuplé de la planète (près de 1,5 milliard d’habitants) prévoit également d’ici à 2035 une réduction de 47% de l’intensité (bien intensité) de ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 2005, précise ce texte.
Avec 4,4 milliards de tonnes de dioxyde de carbone émises en 2024, selon les statistiques de l’ONU, l’Inde est le troisième pollueur de la planète, derrière la Chine et les États-Unis.
Mais comparées à sa population, ses émissions par habitant sont nettement moindres, de même que sa contribution historique au réchauffement climatique au regard de son niveau de développement.
Conformément à l’accord de Paris qu’elle a signé, qui vise à limiter à long terme le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius, l’Inde doit présenter régulièrement son calendrier d’engagements pour y parvenir.
Le géant asiatique, dont près des trois quarts de l’électricité sont encore produits par des centrales à charbon, s’est engagé à atteindre la neutralité carbone en 2070.
L’Inde avait annoncé l’an dernier que 50% de sa capacité de production d’électricité était désormais d’origine renouvelable, avec cinq ans d’avance sur le calendrier fixé par le traité de Paris.
New Delhi a toutefois récemment fait l’objet de critiques, notamment de la part de la France, pour avoir tardé à actualiser ses engagements (« contributions déterminées au niveau national », NDC).
Les NDC publiées mercredi « sont un signal clair d’intégrité et d’engagement » de l’Inde, s’est réjoui Harjeet Singh, de la Satat Sampada Climate Foundation, aoutant qu’elle pouvait toutefois « accélérer encore plus ses efforts ».
« Le signal envoyé par l’Inde démontre que le chemin ouvert par le Sud global en matière d’ambitions climatiques est concret et réel », a pour sa part salué Avantika Goswami, du Centre for Science and Environment.
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