Les ministres de l’Energie et de l’Agriculture réunissaient jeudi matin à Bercy les représentants agricoles et du secteur des carburants et des engrais, au moment où la guerre au Moyen-Orient fait exploser les prix de ces matières.
Depuis le début du conflit, le prix du gazole non routier (GNR), qu’utilisent les agriculteurs pour leurs tracteurs, est passé de 1,28 euro par litre à 1,71 euro et les engrais, de 450 euros la tonne à plus de 510 euros, a souligné la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, en ouvrant la réunion aux côtés de la ministre déléguée chargée de l’Energie Maud Brégeon.
Ces surcoûts s’ajoutent à une situation déjà degradée pour nombre de secteurs agricoles, notamment les grandes cultures.
« Il convient de rappeler que la France ne souffre pas de problème de disponibilté de GNR. Il faut le dire clairement. Des hausses trop rapides et brutales qui ne reflètent pas les prix du marché sont néfastes pour notre sécurité alimentaire et nos agriculteurs et notre engagement en la matière doit être collectif pour l’intérêt de la France et nos agriculteurs », a dit Mme Genevard.
Autour de la table étaient présents les représentants des syndicats agricoles FNSEA, Jeunes Agriculteurs, Coordination rurale et Confédération paysanne.
Parmi les industries, étaient conviés, pour les engrais, l’Afcome et France Fertilisants, et pour les carburants notamment l’Union française des industries pétrolières (Ufip), la Fédération française des Combustibles FF3C, l’Union des importateurs indépendants (UIP) ou encore TotalEnergies, a précisé Bercy.
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