Une dizaine d’exploitations agricoles de Charente-Maritime ont été perquisitionnées dans le cadre d’une enquête sur la détention et l’usage de pesticides non autorisés, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de La Rochelle.
L’opération a été menée « sous l’autorité du pôle régional environnemental », a précisé la procureure adjointe Sophie Debas, confirmant une information de Radio France.
À l’issue des perquisitions, « aucune mesure de garde à vue » n’a été prise, selon la source qui n’a rien dit du résultat de ces dernières.
L’enquête a été ouverte après des plaintes déposées en 2025 par deux associations environnementales qui alertent, depuis des années, sur des cas de cancers pédiatriques et la présence de traces de pesticides dans les organismes d’enfants riverains de parcelles agricoles autour de La Rochelle.
Un rapport réalisé par le Registre général des cancers de Poitou-Charentes, rattaché au CHU de Poitiers, avait lancé une alerte sanitaire dès 2018 concernant le nombre élevé de patients atteints d’hémopathies et cancers à Saint-Rogatien. Une cinquantaine d’adultes et plusieurs enfants étaient alors concernés dans ce bourg de 2.200 habitants situé dans la plaine d’Aunis.
Selon l’association Santé Avenir Environnement, qui a porté plainte avec Nature Environnement 17, quinze cas de cancers pédiatriques ont été recensés depuis 2008, entraînant deux décès, dans six communes de la zone.
En octobre 2024, une étude présentée par l’association avait révélé la présence de quatorze molécules différentes dans les urines de 72 enfants et de 45 substances dans leurs cheveux, dont des insecticides, des fongicides et des néonicotinoïdes, pour certains interdits depuis de nombreuses années.
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