Le constructeur chinois de voitures électriques BYD va lancer le 8 avril en Europe sa marque haut de gamme Denza, avant de produire de petits véhicules en Hongrie à partir du second semestre, a annoncé vendredi la nouvelle directrice générale de BYD France, Dorothée Bonassies.
Le lancement en Europe du luxueux break Z9 GT, qui promet une recharge ultra-rapide, concurrent des Porsche, Mercedes ou BMW électriques, sera organisé à l’Opéra de Paris par la vice-présidente de BYD, Stella Li, qui codirige le groupe chinois avec son époux Wang Chuanfu, fondateur et PDG.
C’est cette quinquagénaire francophile, qui a choisi de louer le Palais Garnier pour ce lancement européen, bien que la France soit encore un très petit marché pour BYD.
Le groupe, qui a vendu 4,6 millions de voitures en 2025, dont 1,05 million hors de Chine – deux fois plus qu’en 2024 -, s’est lancé dans une expansion ambitieuse en Europe, avec des modèles abordables et technologiquement très avancés, alors que ses ventes ont chuté en début d’année en Chine.
Parti de zéro en Europe en 2023, BYD compte déjà plus de 1.000 concessions européennes, dont 90 en France, et vise le double fin 2026.
L’an dernier, il a remporté 6% du marché britannique avec 51.000 véhicules vendus. Il a aussi écoulé 25.000 unités en Espagne comme en Italie, où il est devenu n°1 des voitures électriques, malgré la surtaxe de l’Union européenne sur les voitures électriques chinoises importées, qui frappe BYD à 17%.
Le groupe n’a vendu en 2025 que 14.000 véhicules en France (0,8% du marché), où les marques chinoises sont aussi pénalisées par l’écoscore, une norme hexagonale qui prive les voitures électriques chinoises importées des primes à l’achat et des avantages fiscaux destinés aux flottes d’entreprises.
Pour contourner ces obstacles, BYD produira à partir du second semestre en Hongrie son petit modèle phare, la Dolphin Surf, et un SUV compact, l’Atto 2, avec des fournisseurs européens. Ce site « produira dans un premier temps 150.000 voitures par an mais peut en produire le double », a souligné Dorothée Bonassies, ancienne de Volkswagen arrivée il y a 4 mois chez BYD.
Le groupe chinois, qui lance en Europe des modèles spécifiques pour ce marché, prévoit dès cette année une citadine hybride pour concurrencer la Renault Clio ou la Polo de Volkswagen.
Le constructeur chinois veut aussi intensifier en France et en Europe ses ventes de voitures hybrides rechargeables, épargnées par les taxes à l’importation et par l’écoscore, qui ne visent les tout-électriques.
leb/abb/er
« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »






Réagissez à cet article
Connectez-vous
Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.
Vous n'avez pas encore de compte ?
Inscrivez-vous !