Sigles, notations et symboles
Méthodes d’intelligence artificielle et de fouille de données appliquées en génie des procédés
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Sigles, notations et symboles
Méthodes d’intelligence artificielle et de fouille de données appliquées en génie des procédés

Auteur(s) : Jean-Marc COMMENGE, Dimitrios MEIMAROGLOU, Marc OFFROY, Roda BOUNACEUR, Christophe CASTEL

Date de publication : 10 déc. 2025

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Présentation

1 - Données massives et méthodes d’intelligence artificielle

2 - Molécules, matériaux et produits

  • 2.1 - Principe des méthodes de design de molécules et matériaux à propriétés ciblées
  • 2.2 - Exemples d’application de design de molécules et matériaux
  • 2.3 - Analyse sensorielle

3 - Réactions chimiques

4 - Chimiométrie : méthodes analytiques, capteurs logiciels

  • 4.1 - Recherche d’information spectrale pertinente
  • 4.2 - Capteurs logiciels

5 - Design d’opérations unitaires et de procédés

  • 5.1 - Modèles d’équipements
  • 5.2 - Accélération de démarches de simulation et d’optimisation
  • 5.3 - Synthèse de procédés

6 - Commande des procédés

7 - Opération, suivi, diagnostic, maintenance, planification

8 - Conclusion

9 - Glossaire

10 - Sigles, notations et symboles

Sommaire

Présentation

RÉSUMÉ

Les méthodes d’intelligence artificielle - IA - et de traitement de données massives sont essentielles en génie des procédés et des produits, une science complexe et interdisciplinaire. La régression multilinéaire et l’analyse en composantes principales sont déjà courantes, mais les méthodes d’apprentissage supervisé, non supervisé et combinatoires sont aussi utilisées, avec une émergence de nouvelles méthodes. Elles permettent de simplifier le développement de modèles et de résoudre des problèmes complexes dans divers secteurs : chimie, agroalimentaire, etc. Cet article examine les méthodes d’IA, leur pertinence et leurs applications, tout en posant des défis d’interprétation physique et d’extrapolation.

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Auteur(s)

  • Jean-Marc COMMENGE : Professeur à l’université de Lorraine - Laboratoire Réactions et Génie des Procédés, université de Lorraine, CNRS, LRGP, F-54000 Nancy, France

  • Dimitrios MEIMAROGLOU : Maître de conférences à l’université de Lorraine - Laboratoire Réactions et Génie des Procédés, université de Lorraine, CNRS, LRGP, F-54000 Nancy, France

  • Marc OFFROY : Maître de conférences à l’université de Lorraine - Laboratoire interdisciplinaire des Environnements continentaux, université de Lorraine, CNRS, LIEC, F-54000 Nancy, France

  • Roda BOUNACEUR : Ingénieur de recherche au CNRS - Laboratoire Réactions et Génie des Procédés, université de Lorraine, CNRS, LRGP, F-54000 Nancy, France

  • Christophe CASTEL : Professeur à l’université de Lorraine - Laboratoire Réactions et Génie des Procédés, université de Lorraine, CNRS, LRGP, F-54000 Nancy, France

INTRODUCTION

Les méthodes d’intelligence artificielle (IA) et de traitement de données massives ont démontré leur pertinence dans beaucoup de domaines grâce à leur capacité à résoudre des problèmes complexes, souvent difficiles à formuler explicitement (traduction multilingue, génération d’images, conduite autonome…). Or, le génie des procédés et des produits est une science interdisciplinaire de la complexité : (i) complexité des phénomènes physiques et chimiques (chimie, transfert, hydrodynamique…), (ii) complexité des fonctions d’usage (réactivité d’un intermédiaire, capacité énergétique d’un carburant, viscosité d’un polymère…), (iii) complexité des milieux (mélanges, produits formulés, milieux biologiques…), (iv) complexité des secteurs d’applications (semi-conducteurs, alimentaire, pharmaceutique…), (v) complexité des installations opérées (réacteurs, séparateurs, procédés…) et (vi) complexité des stratégies de gestion (régulation, chaîne logistique, planification…). De plus, le génie des procédés et des produits opère dans un marché fluctuant et hautement concurrentiel, où les industries doivent se différencier en développant des produits innovants, rapidement et économiquement, tout en garantissant qualité, performance et production durable.

Il paraît donc naturel que les méthodes d’IA aient un rôle à jouer en génie des procédés. L’explosion récente de ces méthodes pourrait laisser penser qu’il s’agit d’une nouveauté, mais des liens existent depuis longtemps : modèles de tendance basés sur des données depuis le début du XXe siècle, systèmes experts dans les années 1980-1990, etc. La compréhension des couplages et l’extrapolation en échelle étant des préoccupations constantes en génie des procédés, de nombreuses démarches de traitement de données et de modélisation sont d’utilisation courante : la régression multilinéaire (MLR) et l’analyse en composantes principales (ACP) font partie du syllabus de nombreuses formations initiales en génie des procédés. Une analyse documentaire met en évidence l'utilisation des méthodes d'apprentissage supervisé et des méthodes hybrides, non supervisées et combinatoires. Si les méthodes semi-supervisées et par renforcement restent marginales, elles croissent et ouvrent des perspectives nouvelles dont la communauté commence à s’emparer. Mais de nouvelles méthodes émergent régulièrement, se basant parfois sur des logiques très nouvelles. Cet article vise donc à faire le point sur les méthodes d’IA utilisées en génie des procédés, leurs logiques, leurs spécificités et leur pertinence par rapport à un besoin applicatif, puis à élargir cette vue aux méthodes les plus prometteuses.

Qu’un ingénieur en génie des procédés s’intéresse à la transformation optimale de matières premières en produits, ou qu’il développe des produits nouveaux, beaucoup de son temps consiste à manipuler des données. Ces données sont comparées, regroupées, classées, filtrées, régressées, etc. Ces fonctions élémentaires peuvent être traitées par des méthodes dédiées (regroupement par k-moyennes, recherche de descripteurs par ACP, régression par réseaux de neurones, etc.), l’expertise de l’ingénieur consistant à enchaîner les étapes de façon cohérente et fiable pour atteindre son objectif. Par leur adaptabilité, les méthodes d’IA intègrent ces étapes et automatisent le choix et l’enchaînement des fonctions dans une démarche unique, l’apprentissage profond. Elles parviennent à modéliser les relations complexes entre caractéristiques des ingrédients, conditions du procédé et propriétés du produit, sur la base de mesures sans exiger de connaissances théoriques. Cette efficacité est séduisante car elle simplifie le processus chronophage de développement de modèles phénoménologiques. Mais, elle s’accompagne d’une perte de signification physique et d’une incertitude significative en extrapolation. Le questionnement de l’ingénieur change : comment bénéficier de ces nouvelles méthodes tout en assurant leur cohérence physique dans le contexte du génie des procédés ?

Pour répondre à cette question, cet article reviendra d’abord sur la caractérisation des données qui sont au cœur de la démarche, puis présentera brièvement les méthodes d’intelligence artificielle, leurs spécificités et les types de problèmes qu’elles abordent, en fournissant les références nécessaires à une compréhension plus fine de leur mise en œuvre. Les fonctions de clustering, de classification, de régression et de réduction de dimensionnalité seront décrites. Il développera ensuite l’application de ces méthodes à plusieurs domaines : la modélisation de systèmes complexes, l’accélération des phases de développement et d’optimisation, le suivi de production, la surveillance, la régulation, la maintenance, la conception et la découverte de molécules, l'analyse sensorielle et la prédiction des réactions. Les applications couvriront des secteurs tels que les gaz industriels, la science des matériaux, l'industrie alimentaire, l'industrie de transformation et la science moléculaire.

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Sommaire
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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - CURTEANU (S.), LÉON (F.), MIRCEA-VICOVEANU (A.-M.), LOGOFĂTU (D.) -   Regression Methods Based on Nearest Neighbors with Adaptive Distance Metrics Applied to a Polymerization Process.  -  In : Mathematics, vol. 9, p. 547 – 10.3390/math9050547 (2021).

  • (2) - GHIBA (L.), DRĂGOI (E.N.), CURTEANU (S.) -   Neural network-based hybrid models developed for free radical polymerization of styrene.  -  In : Polymer Engineering & Science, vol. 61, p. 716-730 – 10.1002/pen.25611 (2021).

  • (3) - ZHANG (X.), ZHOU (T.), ZHANG (L.), FUNG (K.Y.), NG (K.M.) -   Food Product Design : A Hybrid Machine Learning and Mechanistic Modeling Approach.  -  In : Industrial & Engineering Chemistry Research, vol. 58, p. 16743-16752 – 10.1021/acs.iecr.9b02462 (2019).

  • (4) - LIU (Y.), YANG (C.), GAO (Z.), YAO (Y.) -   Ensemble deep kernel learning with application to quality prediction in industrial polymerization processes.  -  In : Chemometrics and Intelligent Laboratory Systems, vol. 174, p. 15-21 – 10.1016/j.chemolab.2018.01.008 (2018).

  • (5) - MCCORDUCK (P.), CFE (C.) -   Machines...

1 Annuaire

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1.1 Documentation - Formation – Séminaires (liste non exhaustive)

Formation FIDLE, Formation Introduction au Deep Learning. CNRS, université Grenoble Alpes et MIAI. Cycle annuel de 20 séances en ligne :

https://fidle.cnrs.fr/w3/

Formation continue ENSIC. Initiation aux principes et méthodes de Machine Learning pour le génie des procédés. Session annuelle. Université de Lorraine :

https://ensic.univ-lorraine.fr/fr/formations/formation-continue/formation-qualifiante/procedes/initiation-aux-principes-et-methodes

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