Contactez-nous
Paiement de proximité
Usage de l’authentification dans le domaine bancaire
H5536 v2 Article de référence

Paiement de proximité
Usage de l’authentification dans le domaine bancaire

Auteur(s) : Pascal THONIEL

Date de publication : 10 févr. 2021 | Read in English

Logo Techniques de l'Ingenieur Cet article est réservé aux abonnés
Pour explorer cet article plus en profondeur Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?

Présentation

1 - Problématique de sécurité de l’informatique bancaire renforcée par la directive européenne DSP 2

2 - Authentification

3 - Banque à distance et authentification

4 - Paiement de proximité

  • 4.1 - Sécurité de la carte à puce
  • 4.2 - Sécurité de la carte à puce sans contact

5 - Paiement à distance sur Internet

  • 5.1 - Enjeux
  • 5.2 - Carte bancaire et paiement à distance sur Internet
  • 5.3 - Amélioration de l’approche traditionnelle
  • 5.4 - Autres formes de paiement

6 - Le Mobile Banking en 2020

  • 6.1 - Généralisation du Mobile Banking
  • 6.2 - Sécurité des applications bancaires

7 - Mise en œuvre de l’authentification forte dans la DSP 2

  • 7.1 - Présentation
  • 7.2 - Les exceptions
  • 7.3 - Authentification forte proposée par les banques dans le cadre de la DSP 2
  • 7.4 - Analyse de la sécurité de l’authentification mise en œuvre

8 - Conclusion

9 - Glossaire

Sommaire

Présentation

RÉSUMÉ

Aujourd'hui, la banque, les services bancaires et le paiement ne se conçoivent pas sans Internet. L'activité bancaire repose sur la confiance et ses systèmes d'information doivent être sécurisés. Or l'authentification est une fonction de sécurité qui occupe une place centrale sur Internet et, par voie de conséquence, dans le monde bancaire. Après avoir rappelé la problématique de sécurité de l'informatique bancaire et les principaux concepts de l'authentification, nous présentons les principales solutions d'authentification employées pour la banque à distance. Nous détaillerons ensuite les deux formes du paiement sécurisé : le paiement de proximité et le paiement à distance. Enfin, nous analyserons en détail  les modifications de l’usage de l’authentification entraînées par la directive européenne DSP 2 et la généralisation du Mobile Banking.

Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.

Lire l’article

Auteur(s)

  • Pascal THONIEL : Fondateur et Directeur R&D de la société NTX Research SA

INTRODUCTION

Que ce soit pour un accès à des réseaux locaux ou étendus, que ces réseaux soient filaires ou sans fil, que ces réseaux soient en architecture client-serveur ou répartie, l’authentification des équipements, des objets connectés, des services, des applications et des personnes est nécessaire. Tout ce qui concerne l’accès privé, c’est-à-dire le contrôle de la délivrance de l’information et de la fourniture des ressources réservées à certaines entités, passe par l’authentification.

Or, les procédures d’authentification classiques par identifiant et mot de passe ne suffisent plus. Sur les réseaux locaux comme sur Internet, l’espionnage des communications est l’attaque numéro un. L’espionnage des communications permet de récupérer facilement et pratiquement sans risque de détection l’identifiant et le mot de passe que l’utilisateur envoie au serveur ou bien ses codes d’accès lors d’une connexion légitime. Rien de plus simple ensuite pour l’attaquant que de se connecter à son tour en rejouant les mêmes valeurs et ainsi, de se faire passer pour un utilisateur autorisé. Il s’agit là d’une usurpation d’identité.

La deuxième catégorie d’attaque consiste à espionner, simuler, copier ou voler le moyen d’authentification de l’utilisateur. La troisième concerne la récupération des éléments d’authentification des utilisateurs (crédentiels) stockés du côté du serveur d’authentification. La quatrième est l’ingénierie sociale qui vise à tromper la vigilance de l’utilisateur en l’amenant astucieusement à révéler volontairement ses mots de passe, ses codes ou ses secrets, ou bien encore à les deviner. En effet, les utilisateurs choisissent souvent des mots de passe faibles (courts, simples, classiques) ou qui leur correspondent (prénom des enfants, dates de naissance, nom du chien de la maison, nom de l’artiste ou du sportif préféré…) afin de les retenir plus facilement. Enfin, la cinquième est l’attaque dite « à force brute » qui consiste par exemple à essayer systématiquement et automatiquement tous les mots de passe possibles ou toutes les clés de chiffrement jusqu’à trouver les bons. Comme les mots de passe utilisés sont souvent courts (moins de 8 caractères) et simples (lettres et chiffres), l’attaque à force brute est parfois très efficace.

L’enjeu est d’autant plus considérable que ces menaces qui pèsent sur les particuliers, les entreprises, les organisations, les administrations et leur système d’information sont bien réelles. Elles sont aussi lourdes de conséquences en cas de concrétisation, c’est-à-dire d’attaque réussie par intrusion. Une intrusion frauduleuse dans un système d’information par absence de contrôle des utilisateurs ou par usurpation de l’identité d’un utilisateur autorisé peut avoir des conséquences graves, à la hauteur des droits d’accès et d’action alloués à cet utilisateur.

Ces généralités s’appliquent complètement à l’informatique bancaire actuelle qui constitue le socle des services bancaires accessibles en tous lieux et à chaque instant grâce à la puissance d’Internet. Comme les enjeux financiers ont toujours été parmi les plus importants, l’authentification n’est donc pas une fonction de sécurité à négliger. Elle occupe à l’évidence une place centrale dans la sécurité bancaire d’aujourd’hui.

La récente directive européenne relative aux services de paiements dans le marché intérieur, dite DSP 2, a notamment pour objectif le renforcement de la sécurité des opérations bancaires. Dans ce cadre, elle impose la mise en place d’une authentification forte.

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 95 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


VERSIONS

Il existe d'autres versions de cet article :

DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v2-h5536

Lecture en cours
Présentation

Article inclus dans l'offre

"Sécurité des systèmes d'information"

(80 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

4. Paiement de proximité

L’usage de la carte à puce est particulièrement bien adapté au paiement de proximité. En effet, la carte bancaire est un moyen à la fois sûr et pratique de fournir au commerçant les informations sur son compte bancaire et de prouver son identité par rapport à ce compte. Le commerçant dispose d’un TPV (Terminal Point de Vente) qui permet de vérifier que le client/consommateur a tapé le bon code secret ou code PIN (Personal Identification Number) et qu’il est donc bien le possesseur de sa carte.

4.1 Sécurité de la carte à puce

HAUT DE PAGE

4.1.1 Sécurité physique de la carte à puce

Étudions la sécurité d’une carte à microprocesseur, et pour commencer sa sécurité physique. La carte à puce jouit d’un avantage considérable d’abord par sa taille qui lui permet d’affronter les tests de torsion sans être détériorée, puis par le fait que tout sur une carte à puce est rassemblé au même endroit. En effet, le cœur de la puce, le microprocesseur, est un bloc monolithique. Il contient à la fois les unités de calcul telles que le processeur et le coprocesseur cryptographique, les mémoires contenant le code de la carte dans la ROM, les mémoires de travail, persistantes comme l’EEPROM (Electronic Erasable Programmable Read Only Memory) ou temporaires telles que la RAM, et les éléments de communication. Tout cela tient en 25 millimètres carrés, la surface maximum allouée au microprocesseur par la norme ISO.

Ainsi, il est plus dur pour un éventuel attaquant d’isoler facilement telle ou telle partie de la carte. Pour compliquer le tout, elle dispose de capteurs permettant de détecter une perte de puissance électrique, une surchauffe des composants ou encore la mise à nu des circuits (capteur de lumière). Par sa conception, la carte à puce apparaît comme un élément hautement sécurisé d’un système pouvant garder et protéger des secrets.

La carte est donc un bon support électronique pour conserver des secrets. Ces secrets peuvent être des clés cryptographiques servant à coder ou décoder des messages confidentiels, soit à base d’algorithmes à clés publiques (RSA) ou d’algorithmes à clés secrètes...

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 95 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


Lecture en cours
Paiement de proximité

Article inclus dans l'offre

"Sécurité des systèmes d'information"

(80 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

Sommaire
Sommaire

BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - BANQUE DE FRANCE -   Supervision et réglementation bancaire, Bâle 2 – CRD,  -  juillet 2009.

  • (2) -    -  Consortium pour la Fédération de Cercles de Confiance et les usages sécurisés de l’identité, http://www.fc2-consortium.org (2009).

  • (3) - LEROUGE (P.) -   Blog « Le paiement mobile »,  -  mobilepayment.typepad.com/paiement_mobile/ (2009).

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 95 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


Article inclus dans l'offre

"Sécurité des systèmes d'information"

(80 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

Ressources documentaires

Cryptographie reposant sur les réseaux euclidiens

Les récentes avancées des technologies quantiques menacent les mécanismes cryptographiques utilisés ...

Le protocole SSH

Le protocole SSH (Secure Schell) constitue une approche puissante, pratique et sécurisé pour protéger ...

Technologies VPN SSL

Les VPN SSL sont un type très particulier de réseau privé virtuel (VPN), ils permettent d’accéder à ...

Annuaires LDAP - Aspects sécurité

La sécurité et les annuaires électroniques ont toujours été indéfectiblement liés, et cela dans deux ...