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Décryptage

L’isolation, un gisement d’économies dans les industries de transformation

Posté le par La rédaction dans Environnement

Bien dimensionnée, l’isolation thermique des tuyaux, chaudières et réservoirs, protège le personnel mais peut aussi générer des économies d’énergie considérables et une réduction des émissions de CO2 qu’un nouvel outil de calcul permet de chiffrer. 

Une isolation efficace des installations techniques, notamment des tuyaux, chaudières et réservoirs travaillant à haute température, peut permettre d’économiser plusieurs millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2). Simultanément, des millions d’euros sont économisés au bénéfice des exploitants qui, globalement, peuvent amortir en deux ans ou moins leur investissement de départ dans les dispositifs d’isolation correspondants.

Rockwool Technical Insulation, un des principaux spécialistes mondiaux de l’isolation des installations techniques, propose un outil de calcul pour aider à déterminer les économies d’énergie et les réductions d’émissions de CO2, potentiellement réalisables par les industries de transformation pour lesquelles la différence de température entre les parois interne et externe des tuyaux peut dépasser 600 °C.

Un rapport, récemment publié par la société, fournit un exemple d’un tel calcul : « Une isolation de 50 mm d’épaisseur est courante pour une conduite à 250 °C. Notre calcul indique que, compte tenu des coûts actuels de l’énergie, le fait de porter à 100 mm l’isolation d’un tuyau de 10 km de longueur et de 150 mm de diamètre augmente bien sûr les coûts d’isolation, mais permet aussi de dégager près de 2 millions d’euros d’économies d’énergie. » Cet exemple repose sur un rééquipement complet de l’installation des tuyauteries au bout de 10 ans, mais la durée de vie potentielle de l’isolation peut dépasser 25 ans.

Isoler les process industriels comme les bâtiments « passifs »

Comme le souligne Frank Jacobs, directeur général de Rockwool Technical Insulation, lorsqu’elle est spécifiée, mais ce qui n’est pas toujours le cas dans la pratique, l’isolation répond davantage à la nécessité pratique de protéger le personnel qu’au souci d’économiser l’énergie. Dans cette démarche, qualifiée « d’ingénierie de la sécurité », l’épaisseur d’isolation reste minimale et peut ne pas dépasser 30 mm dans certains cas. Outre des déperditions énergétiques et thermiques évidentes, une isolation insuffisante est susceptible d’entraîner des pertes de vitesse et de productivité.

Selon Frank Jacobs, « des standards performants d’isolation sont aujourd’hui couramment appliquées dans le secteur du bâtiment, avec notamment les ouvrages à zéro énergie et les maisons dites « passives ». Mais les industries de transformation n’ont pas encore adopté de critères d’efficacité énergétique normalisés, voire même spécifiés. Si la dynamique en faveur de l’isolation des procédés à chaud était la même que celle qui s’exerce pour isoler les bâtiments neufs, les bénéfices, dans tous les sens du terme, seraient phénoménaux. »

Concevoir pour le développement durable

A ce jour, les conceptions courantes ne prévoient pas assez d’espace pour une isolation correcte des tuyauteries. Les conduites ou les éléments constitutifs sont souvent trop proches les uns des autres pour permettre de les isoler suffisamment. Rockwool Technical Insulation plaide en faveur de solutions de conception respectueuses du développement durable. Celles ci supposent de reconcevoir les tuyauteries, les conduits, les chaudières et les matériels en partie chaude des procédés en cohérence avec les objectifs d’économies d’énergie et de réduction des émissions de C02. Dans les procédés impliquant des températures très élevées, une épaisseur d’isolation d’au moins 300 mm se traduit par des gains en termes d’économie d’énergie et de réduction de coûts pour les installations de production, tout en réduisant leur impact sur l’environnement.
« Les installations techniques que nous avons isolées dans le monde entier cette année vont permettre de réduire les émissions de CO2 de près de 4 milliards de tonnes au cours de leur durée de vie. Investir dans l’isolation des conduites et des procédés travaillant à chaud peut s’avérer extrêmement profitable, avec des investissements capables d’être amortis en un an seulement » a conclu Frank Jacobs.  

Posté le par La rédaction


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