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Radio numérique terrestre : le vrai départ ?

Posté le par Philippe RICHARD dans Informatique et Numérique

Depuis une dizaine d’années, la radio numérique joue à l’Arlésienne ! Mais plusieurs grands groupes privés français ont annoncé leur candidature pour la couverture des grandes villes.

Un son comparable au CD, une réception mobile améliorée (absence de parasites et de décrochages), des mini-textes affichés en temps réel sur l’écran du récepteur… : la radio numérique à la norme DAB (Digital audio broadcasting) a tout pour plaire.

Elle se fait pourtant désirer en France et dans le reste du monde d’ailleurs. Seule la Norvège a décidé d’éteindre définitivement le signal FM. Mais cela va peut-être changer en France. Le 21 novembre, les groupes privés M6 (RTL, Fun Radio, RTL2), Lagardère Active (Europe 1, RFM, Virgin Radio) et NextRadioTV (RMC, BFM Business, et la nouvelle venue BFM Radio) ont annoncé leurs candidatures à l’appel lancé le 25 juillet dernier par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).
Cet appel concerne un multiplex couvrant tout le territoire métropolitain. Mais qui connaît la RNT (Radio numérique terrestre) ? Cette technologie est à la radio ce qu’est la Télévision numérique terrestre (TNT) à la télévision analogique. Pour résumer : ce mode de diffusion utilise des fréquences hertziennes, mais en passant par les ondes numériques. Concrètement, cela permet une meilleure qualité de son et surtout une écoute continue, même lors d’un long voyage : finie la frustration d’entendre le son se brouiller en plein milieu de votre chanson ou émission préférée !

20 % de la population française

Mais les candidatures du 21 novembre représentent-elles le départ officiel de la RNT dans l’hexagone ou une énième annonce ? Retour en 2008 : une quarantaine de programmes sont diffusés par Radio France, des groupes privés comme Towercast (NRJ) ou Autoroute Info. Mais comme il s’agit d’expérimentations, les émissions ne peuvent être captées que dans un rayon de 25 km maximum autour de quelques agglomérations (Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et Nantes).

Or, pendant que les Français multipliaient les rapports et tests à l’envi, les Européens passaient à la vitesse supérieure. Des programmes existaient en Suède, au Canada et aux États-Unis. Au Royaume-Uni, les efforts de la BBC et de radios privées avaient permis de bâtir des réseaux desservant 60 % de la population. Des récepteurs DAB étaient en vente dans les magasins.

Aujourd’hui, on parle de DAB+. Le Digital Audio Broadcasting est une norme reconnue au niveau mondial. Pour qu’elle devienne une réalité en France, le CSA a préféré proposer des fréquences couvrant seulement les grandes villes et les grands axes routiers et autoroutiers. Cette couverture (20 % de la population française) a semble-t-il convaincu les grandes radios privées de poser leur candidature.

En attendant, il est possible d’écouter des émissions en DAB+ dans plusieurs villes des Hauts-de-France. Dans les zones frontalières, il est parfois possible de recevoir des radios en DAB+ de Belgique, d’Angleterre, d’Allemagne ou de Suisse.

Philippe Richard

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