Un tribunal brésilien a ordonné mercredi que la plateforme Discord prenne une série de mesures pour protéger ses usagers mineurs, après le suicide d’une adolescente.
Le Brésil est l’un des pays les plus actifs au monde en matière de régulation des réseaux sociaux.
Cette plateforme très prisée des adolescents est entrée dans le collimateur des autorités du pays sud-américain en juillet, quand une jeune fille de 13 ans s’est mutilée et suicidée, incitée par d’autres internautes pendant une diffusion en direct de 45 minutes.
Discord devra notamment renforcer ses mécanismes de contrôle parental et de vérification de l’âge, tout en démontrant qu’il est capable de modérer des contenus et de recevoir des signalements en portugais, selon la décision judiciaire rendue publique mercredi.
Tout manquement à ces mesures « d’urgence » est passible d’une amende de 100.000 réais (environ 17.000 euros) par jour.
Le tribunal doit décider par la suite si Discord devra payer une indemnisation de près de 90 millions d’euros pour le décès de l’adolescente, un montant requis par le bureau de l’Avocat-général de l’Union (AGU), organe public chargé de défendre les intérêts juridiques de l’Etat brésilien.
En août, Discord a été sommé de suspendre ses transmissions en direct par une agence régulatrice brésilienne. Mais il est encore possible d’y échanger des audios et des messages écrits.
Discord a par la suite présenté un plan pour améliorer ses dispositifs de sécurité, mais les autorités brésiliennes l’ont jugé insuffisant et ont engagé des poursuites contre la plateforme devant un tribunal de Brasilia.
L’entreprise n’a pas immédiatement répondu à une demande de l’AFP de commentaire au sujet de la décision judiciaire de mercredi.
Basée aux États-Unis, elle revendique plus de 90 millions d’utilisateurs actifs quotidiens dans le monde.
Au Brésil, une loi entrée en vigueur récemment oblige les plateformes à relier les comptes des moins de 16 ans à ceux de leurs parents, et à vérifier l’âge des utilisateurs.
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