La vice-présidente du groupe chinois BYD, leader mondial de la voiture électrique, a lancé mercredi à Paris sa marque de luxe Denza en Europe, en pleine offensive commerciale sur le continent.
« Nous ne sommes pas comme les marques qui ont 200 ans d’histoire. Nous devons faire la différence grâce à nos innovations technologiques », a fait valoir mercredi matin devant la presse Stella Li, qui codirige le groupe avec son époux Wang Chuanfu, fondateur et PDG.
BYD met en avant les systèmes de conduite semi-autonome de sa voiture de luxe, comme la faculté d’aller se garer seule dans un parking. « Mes ingénieurs m’ont dit qu’en Europe, en ce cas, il est interdit de s’éloigner de plus de six mètres de sa voiture », a-t-elle déclaré avec déception, en espérant que la législation européenne évoluera.
Autre argument, une recharge ultra-rapide en 9 minutes, la plus rapide du marché, mais à condition d’installer en Europe un réseau de bornes de recharge de très grande puissance (800 volts) pour l’instant extrêmement rares. BYD assure vouloir en installer 3.000.
Privatisé pour l’occasion, le palais Garnier, monument emblématique de la capitale française abritant l’Opéra de Paris, a accueilli dans l’après-midi des dizaines d’influenceurs, certains venus d’autres pays européens, en tenue de soirée noir et blanc.
« BYD est un groupe bâti par des ingénieurs et l’innovation », s’est félicitée Mme Li dans son discours faisant l’éloge du constructeur, qui affichait partout son slogan « Technology drives elegance » (« La technologie véhicule l’élégance »).
La Z9 GT, son break haut de gamme, concurrent des Porsche, Mercedes ou BMW électriques, « est une voiture qui lancera le nouvel avenir des véhicules électriques », a-t-elle assuré.
Pour marquer l’imaginaire des Européens, le groupe a choisi comme ambassadeur publicitaire l’acteur américano-britannique Daniel Craig, connu notamment pour avoir incarné James Bond à l’écran.
BYD, dont le bénéfice a chuté de 19% en 2025 à cause d’une guerre des prix en Chine où le marché flageole, mise de plus en plus sur l’exportation et principalement sur l’Europe, avec des modèles relativement abordables et technologiquement très avancés.
Le groupe chinois a vendu 4,6 millions de voitures en 2025, dont 1,05 million hors de Chine – deux fois plus qu’en 2024.
« Pour l’image, nous lançons Denza, mais pour le volume, nous misons sur la marque BYD », a expliqué la vice-présidente.
Quand la Denza électrique est commercialisée à partir de 115.000 euros sur le site internet du constructeur, la citadine Dolphin Surf est ainsi proposée « à partir de 23.990 euros ». Elle sera bientôt fabriquée en Hongrie, où une usine est en phase de lancement. De quoi échapper aux surtaxes européennes sur les voitures chinoises importées.
Interrogée sur ses concurrents chinois en Europe, comme Chery, qui organise vendredi le lancement en France de ses marques Omoda et Jaecoo, avec le comédien Jean Reno comme ambassadeur, Mme Li assure: ces rivaux « ne font que copier ce que nous faisons et sont très loin de nous rattraper, étant donné ce que nous avons investi en R&D et en fabrication ».
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