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D’après la France, la voiture semi-autonome Tesla pourrait s’adapter aux normes de l’UE

Posté le par AFP

Le système de conduite automatique supervisée de Tesla pourrait être ajusté pour devenir conforme à la réglementation européenne et internationale, suggèrent les premiers tests effectués en France, selon le ministère français des Transports.

Baptisé FSD supervisé (pour « Full Self-Driving Supervised »), ce système exige une surveillance active et constante du conducteur. C’est une conduite assistée et non une conduite autonome: la voiture gère la trajectoire et la vitesse mais le conducteur, qui reste seul responsable, doit garder les yeux sur la route et être prêt à intervenir à tout moment.

« Avec la mise à disposition de deux véhicules équipés de FSD par Tesla, nous entrons désormais dans une nouvelle étape: celle des essais sur route », a annoncé le ministre des Transports Philippe Tabarot, mercredi soir sur X.

Il venait de dialoguer par visioconférence avec Elon Musk, propriétaire du réseau social X et actionnaire principal de Tesla.

« Aujourd’hui, à date, il n’y a aucun point bloquant impossible à résoudre qui a été identifié » lors des premiers tests sur circuit réalisés depuis la réception des deux voitures la semaine précédentes, ont expliqué jeudi des représentants du ministère des Transports à l’AFP.

« Il n’y a pas d’obstacle majeur a priori à ce que ce système soit potentiellement adapté à une conduite européenne avec un autre paramétrage », ont-ils ajouté.

Les Pays-Bas ont autorisé ce système en avril, par dérogation au cadre réglementaire international (onusien et européen), suivis par l’Estonie, la Belgique, la Lituanie et le Danemark.

Fin juillet, M. Tabarot avait jugé indispensable de « déterminer les ajustements nécessaires », tout en assurant que la France soutenait cette technologie.

En vertu de la réglementation en vigueur, une voiture semi-autonome ne doit en aucun cas pouvoir dépasser la vitesse limite autorisée. Mais le système de Tesla, dans certaines conditions, a la capacité de commettre un excès de vitesse, selon les données fournies par le constructeur américain.

Jusqu’ici, les pays européens ayant autorisé le FSD ont accordé des dérogations. Pour la France, il convient plutôt de déterminer quels ajustements permettraient de le rendre conforme à la réglementation.

Le sujet du FSD est à l’ordre du jour de réunions d’un comité technique spécialisé de l’UE prévues le 6 octobre et début décembre.

Ce système optionnel équipe déjà des millions de véhicules aux États-Unis, au Canada, au Mexique, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Corée du Sud.

Grâce à des caméras extérieures sans angle mort, le FSD, équipé d’une intelligence artificielle entraînée par les plus de six millions de véhicules Tesla en circulation, peut gérer la conduite dans certaines conditions ou effectuer des créneaux par exemple.

myr/hh/ved/jco

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »


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