La présidente du directoire de RTE (Réseau de transport d’électricité), Emilie Piette, ex-secrétaire générale adjointe de l’Elysée, ne peut pas entrer en contact avec le Premier ministre ni avec la ministre de l’Energie, selon une délibération de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) rendue publique fin août.
Saisie à la demande du cabinet de l’Elysée « pour un avis sur la mobilité » de l’ancienne collaboratrice de l’Elysée vers la tête de RTE, filiale à 100% d’EDF, la HATVP a rendu sa décision le 10 mars 2026.
Emilie Piette n’a pas le droit de « réaliser toute démarche, y compris de représentation d’intérêts » avec l’actuel Premier ministre, Sébastien Lecornu, et « des membres de son cabinet et de la délégation interministérielle à l’encadrement supérieur de l’Etat, jusqu’au 6 décembre 2026 », selon la décision consultable sur le site de l’instance.
Cette restriction concerne par ailleurs la quasi totalité des membres du gouvernement (« économie, finances publiques, industrie, numérique, recherche, espace, tourisme, climat, environnement, énergie, transports, logement et agriculture) et de leur cabinet ministériel, donc également Maud Bregeon ministre déléguée à l’énergie.
« Ces réserves valent, pour chacune des personnes qu’elles visent, jusqu’à l’expiration d’un délai de trois ans suivant la cessation de la relation de travail entre Madame Piette et la personne concernée. Leur respect fera l’objet d’un suivi régulier par la Haute Autorité », assure la HATVP.
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