L’administration Trump a pris le parti d’OpenAI dans un conflit judiciaire au long cours avec le New York Times, qui accuse le fabricant de ChatGPT de violer le droit d’auteur en utilisant ses contenus pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle.
Un document officiel versé auprès du tribunal fédéral new-yorkais chargé de l’affaire et consulté par l’AFP jeudi, invoque des enjeux de « progrès scientifique », de croissance économique et de « sécurité nationale » à l’appui de la position du gouvernement américain.
« Pour toutes ces raisons, les États-Unis ont un intérêt majeur à ce que cette cour rejette tout argument selon lequel l’entraînement de grands modèles de langage (LLM) sur des textes protégés (…) violerait le droit d’auteur », font valoir les avocats de l’exécutif dans cette déclaration de 20 pages.
Un porte-parole du New York Times cité par le quotidien, Graham James, a réagi en reprochant à l’administration Trump de se ranger dans le camp d’une poignée « d’entreprises multimilliardaires » au détriment des créateurs.
Cette position favorable à ce que des entreprises puissent s’approprier des contenus sans aval ni rémunération de leurs auteurs « compromettrait la pérennité des contenus créés par des humains, dont dépend une société saine et dont l’IA a besoin pour fonctionner », a-t-il ajouté.
Le contentieux entre le New York Times et OpenAI est déjà ancien à l’aune du développement accéléré de l’IA générative : le quotidien a engagé il y a près de trois ans, fin décembre 2023, ses poursuites contre le fabricant de ChatGPT, ainsi que Microsoft.
Dénonçant « une violation des droits d’auteur en termes de contenu et de travail journalistique », le Times estimait à l’époque à « plusieurs milliards de dollars » le préjudice subi.
Ni OpenAI ni Microsoft n’ont réagi jusqu’ici à la « déclaration d’intérêt » du gouvernement.
bur-bpi/dsa
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