Après un revers judiciaire en décembre, l’Etat réclame la suspension de la « marketplace » de Shein, où avaient été proposés à la vente des articles illicites, une mesure à laquelle la justice française fera droit ou non jeudi.
L’affaire avait débuté cet automne, avec le signalement sur la plateforme réservée aux vendeurs tiers de Shein de poupées sexuelles à l’apparence de fillettes mais aussi d’armes de catégorie A et de médicaments interdits.
Shein, fondé en Chine et désormais basé à Singapour, vend sur son site les vêtements de mode ultra éphémère qui ont fait son succès, mais héberge également des produits commercialisés par de nombreux vendeurs tiers sur sa « marketplace » ou place de marché.
Après la découverte de ces produits illégaux, Shein avait bloqué spontanément l’ensemble de sa « marketplace » en France, le temps de faire « un audit complet » et de corriger les « failles », avant de la rouvrir progressivement début 2026.
Ces corrections immédiates n’avaient pas satisfait le gouvernement français, qui avait demandé à la justice la suspension totale du site de Shein, le temps de garantir que le risque de récidive était nul.
Mais le tribunal judiciaire de Paris avait rejeté en décembre cette demande, la jugeant « disproportionnée » au regard du retrait volontaire par le géant asiatique du commerce en ligne des produits incriminés.
Dans sa décision en première instance, la justice a toutefois contraint Shein à ne pas relancer la vente de produits pornographiques pour adultes sans la mise en place d’un filtre d’âge efficace.
Le gouvernement français, estimant que les risques systémiques de cette plateforme méritaient d’être réexaminés, avait fait appel de la décision.
Toutefois, il a revu ses demandes à la baisse, conscient des faibles chances de voir le site bloqué dans son ensemble: lors de l’audience en appel, le 5 février, il a réclamé la suspension par Shein de sa seule place de marché, une mesure dont la pertinence sera jugée jeudi.
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