Le projet Greensand a officiellement commencé à enterrer du CO2 sous une ancienne plateforme pétrolière de la mer du Nord, a annoncé vendredi le groupe énergétique INEOS qui le pilote.
« Aujourd’hui, Greensand met en service le premier site de stockage de CO2 à grande échelle de l’UE (…). Il offre une base sur laquelle les futurs projets de captage du carbone à travers l’Europe peuvent désormais s’appuyer », s’est félicité le directeur-général d’INEOS, David Bucknall, cité dans le communiqué.
Comptant parmi les solutions plébiscitées pour enrayer le réchauffement climatique en particulier pour les industries difficiles à décarboner comme les cimenteries et la sidérurgie, le captage et stockage de CO2 (CCS) est coûteux et peine encore à trouver un modèle économique viable mais bénéficie du soutien des décideurs.
Cette inauguration « prouve que le stockage du carbone est une réalité concrète », a souligné le commissaire européen à l’Energie, Dan Jørgensen.
« Nous traçons un chemin pour les industries européennes: poursuivre leur transition vers un avenir bas carbone, tout en maintenant la production, les investissements et l’emploi sur notre continent », a insisté le responsable danois.
A 250 kilomètres des côtes danoises, le réservoir de Greensand est situé sous la plateforme pétrolière Nini Ouest.
Dans sa première phase, le projet doit permettre de stocker 400.000 tonnes de CO2 par an.
Ensuite, INEOS entend injecter 4 à 8 millions de tonnes annuelles, d’ici 2030.
Provenant majoritairement de centrales danoises de biométhane, le CO2, liquéfié, doit être transporté par bateau depuis le continent, à partir du terminal d’Esbjerg dans le sud-ouest du Danemark.
Dans le cadre du règlement européen Net Zero Industry Act, l’UE s’est fixé l’objectif, juridiquement contraignant, d’atteindre une capacité d’enfouissement d’au moins 50 millions de tonnes par an d’ici 2030.
En Norvège voisine, le premier cimetière commercial de CO2 est en activité depuis l’été 2025.
Financé en grande partie par l’Etat norvégien, Northern Lights a une capacité annuelle de stockage de 1,5 million de tonnes de CO2, qui devrait être portée à 5 millions de tonnes d’ici à la fin de la décennie.
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