Les prix du pétrole ont terminé en ordre dispersé mardi, quelques heures avant la fin de l’ultimatum de Donald Trump à l’Iran pour débloquer le trafic maritime dans le stratégique détroit d’Ormuz.
Après avoir progressé brièvement de près de 5% en séance, le prix du baril de West Texas Intermediate, référence américaine, pour livraison en mai, s’est finalement contenté d’un gain de 0,48%, à 112,95 dollars.
Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, a pour sa part reculé de 0,55% à 109,27 dollars.
« Le marché est nerveux, et cela se reflète dans les cours », résume auprès de l’AFP Stephen Schork, de The Schork Group.
Le président des États-Unis a donné jusqu’à 20H00, heure de Washington (00H00 GMT), à Téhéran pour débloquer la navigation dans le détroit d’Ormuz, crucial notamment pour l’approvisionnement pétrolier de la planète.
Quelque 20% du brut mondial transite habituellement par ce goulet d’étranglement, mais l’Iran orchestre sa quasi-paralysie pour faire pression sur les Etats-Unis avec un trafic réduit d’environ 90% à 95% par rapport à avant la guerre.
« Les gros titres de ce matin, qui font état de frappes contre des cibles sur l’île de Kharg, sont aussi une source de préoccupation » pour les opérateurs, remarque Stephen Schork.
Située dans le Golfe, Kharg est un point névralgique de l’industrie du pétrole pour Téhéran, assurant environ 90% des exportations de brut iranien, selon une note de la banque américaine JP Morgan.
En cas d’attaques contre des infrastructures énergétiques de l’Iran, et de répliques éventuelles de Téhéran contre celles du Golfe, la crainte principale serait de passer d’une crise liée à un blocage du trafic maritime à une crise durable liée aux dégâts sur les capacités de production d’or noir.
Cela provoque des inquiétudes sur le reste de l’économie car « le pétrole est devenu le principal canal de transmission du risque sur les marchés en général », avec des répercussions sur les actions, sur les obligations, et même sur l’or, explique Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.
Autre indicateur de la nervosité ambiante: « le WTI se négocie actuellement (…) à un prix plus élevé que le Brent, ce qui est anormal », relève M. Schork. Le Brent est généralement « 4 à 5 dollars plus cher » que le WTI, rappelle l’analyste.
« Toute volatilité ou inquiétude se répercute dans le prix du contrat qui expirera en premier », explique-t-il. Dans le cas présent, le contrat WTI arrive à échéance avant celui du Brent.
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