Les cours du pétrole ont terminé une nouvelle fois en progression mercredi, des attaques contre des infrastructures énergétiques en Iran et au Qatar venant renforcer les crispations des investisseurs, alors que le crucial détroit d’Ormuz reste paralysé.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord – référence internationale pour le pétrole – a gagné 3,83% à 107,38 dollars, après un début de séance dans le rouge.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate a, lui, grappillé 0,11% à 96,32 dollars.
Selon la télévision d’Etat iranienne, Israël a frappé avec les Etats-Unis le site de South Pars/North Dome, la plus grande réserve de gaz connue au monde, partagée par l’Iran et le Qatar.
« C’est une nouvelle escalade: juste quand on se dit que ça ne peut pas être pire, ça trouve le moyen de l’être », juge auprès de l’AFP John Kilduff, d’Again Capital.
Selon l’analyste, « peu importe » l’ampleur des dégâts provoqués par l’attaque, « c’est une ligne rouge » pour Téhéran.
Dans la foulée, une attaque iranienne a provoqué mercredi un incendie ayant fait des dégâts « considérables » sur la principale installation gazière du Qatar, selon des sources officielles de ce pays du Golfe.
Et la télévision d’Etat en Iran a diffusé une liste incluant des installations pétroliers et gaziers en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis, affirmant qu’elles sont « devenues des cibles directes et légitimes et seront visées dans les heures à venir ».
Face aux attaques répétées mais aussi aux difficultés d’exportation, plusieurs pays ont décidé de diminuer leur production, contraints par leurs capacités de stockage limitées.
Selon les calculs des analystes d’ING, ces réductions d’offre aux Emirats arabes unis, au Koweït, en Irak et en Arabie saoudite représentent autour de 8 millions de barils de pétrole par jour.
Face à cela, les mesures engagées par les pays pour tenter de soutenir le commerce pétrolier, comme dernièrement la suspension d’une ancienne loi maritime aux Etats-Unis, « ne sont tout simplement pas suffisantes », prévient John Kilduff.
D’après lui, le marché « a besoin que le détroit d’Ormuz soit sécurisé pour que la navigation reprenne » et que les prix dégonflent.
Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne pour le gaz, a avancé mercredi de 6,02% à 54,66 euros le mégawattheure.
bur-tmc/yk
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