Le groupe d’informatique français Atos a finalisé mardi la vente de ses activités stratégiques à l’Etat, valorisées jusqu’à 404 millions d’euros, a-t-il annoncé dans un communiqué.
L’Etat, qui avait fait une offre ferme en juin 2025, devient l’unique actionnaire de cette entité, baptisée Bull, qui regroupe les activités de calcul de haute performance (HPC) et le calcul quantique ainsi que des supercalculateurs utilisés pour la dissuasion nucléaire.
« Avec la finalisation de cette acquisition, l’État actionnaire franchit une étape décisive pour la souveraineté technologique de la France », a déclaré le ministre de l’Economie Roland Lescure, cité dans un communiqué.
L’opération valorise les activités critiques de Bull jusqu’à 404 millions d’euros, le périmètre de la transaction ayant été ajusté afin d’exclure zData, un acteur de référence dans le conseil et les solutions sur les grandes masses de données, a précisé Atos.
« On est très heureux de ce nouveau départ qui va nous donner toutes les capacités pour investir et pouvoir développer encore plus vite nos supercalculateurs », a déclaré à l’AFP Emmanuel Le Roux, directeur général de Bull.
Bull, lorsqu’il était au sein d’Atos, a fabriqué le premier supercalculateur « exascale » d’Europe, Jupiter, capable d’effectuer au moins un milliard de milliards de calculs par seconde, inauguré en septembre dernier en Allemagne.
Ses équipes planchent désormais sur la construction du supercalculateur Alice Recoque, au sein d’un consortium d’entreprises, qui doit être déployé en France vers fin 2026.
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