L’Inde va dépenser un milliard et demi de dollars pour promouvoir le doublement de sa capacité actuelle de stockage d’électricité d’origine renouvelable, a annoncé son Premier ministre Narendra Modi.
Ce plan d’incitations et de primes vise à soutenir 10 milliards de dollars de projets industriels d’ici cinq ans, dont l’installation d’une capacité de 60 gigawatts de transfert d’énergie par pompage hydraulique et de 30 gigawatts de stockage par batteries.
« Stocker plus, importer moins, de l’énergie en Inde vingt-quatre heures sur vingt-quatre ! », a résumé M. Modi mercredi au sortir d’un conseil des ministres.
« Cela signifie plus de puissance immédiatement disponible, une meilleure intégration des renouvelables et au final plus grande sécurité énergétique », a ajouté le chef du gouvernement sur X.
Le pays le plus peuplé de la planète – un milliard et demi d’habitants – s’est fixé pour objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2070 mais plus des deux tiers de l’électricité qu’il utilise pour son développement restent produits par de polluantes centrales à charbon.
Selon l’ONU, l’Inde est le troisième pollueur de la planète, derrière la Chine et les États-Unis. Mais comparées à sa population, ses émissions de dioxyde de carbone sont nettement moindres.
New Delhi a investi des milliards de dollars pour la construction de centrales solaires et éoliennes.
L’Inde a franchi un cap l’an dernier en annonçant que 50% de sa capacité de production d’électricité était désormais d’origine renouvelable, avec cinq ans d’avance sur le calendrier fixé par le traité de Paris.
Mais l’intégration de cette capacité dans le réseau et son stockage constituent un défi.
Le gouvernement a par ailleurs adopté mercredi un plan de soutien de 300 millions de dollars pour la construction de quatre usines de traitement du lithium et du nickel, deux métaux indispensables à la construction des batteries électriques.
« L’Inde reste significativement dépendante des importations » en la matière, précise le compte-rendu du conseil des ministre, « développer notre capacité nationale de traitement s’avère impératif ».
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