Meta a dévoilé mercredi un nouveau modèle d’intelligence artificielle (IA), le premier depuis la restructuration en profondeur de l’IA au sein du groupe, qui a notamment vu le départ de l’ancien responsable de la recherche, Yann LeCun.
Muse Spark succède à Llama 4, le dernier modèle mis en ligne par le groupe de Menlo Park (Californie), en avril 2025.
Il est avant tout conçu pour les produits du groupe, notamment l’application Meta AI, mais aussi Facebook, Instagram, WhatsApp, Messenger ou les lunettes connectées. A ce stade, il n’est disponible qu’aux Etats-Unis.
Llama 4 avait déçu à sa sortie, souffrant de la comparaison avec les poids lourds américains, chinois et français, un camouflet qui avait poussé le PDG Mark Zuckerberg à remodeler complètement les équipes IA de Meta.
Mi-juin, l’empire des réseaux sociaux avait lâché plus de 14 milliards de dollars pour acquérir 49% du capital de Scale AI, spécialisé dans la mise en état de données utilisées pour l’intelligence artificielle, et débauché à prix d’or son patron, Alexandr Wang, propulsé à la tête de l’IA chez Meta.
Mark Zuckerberg a ensuite recruté, souvent lui-même et là aussi à coup de millions de dollars, des cadres des rivaux OpenAI, Anthropic et Google, intégrés à une nouvelle entité appelée Meta Superintelligence Lab.
L’entrepreneur a ainsi rompu avec l’approche de la maison jusqu’ici, à savoir la priorité à la recherche et au développement de modèle en accès libre et gratuit (« open weight ») comme la famille des Llama.
Mark Zuckerberg s’est aussi éloigné de la philosophie du responsable de l’IA, le Français Yann LeCun, sceptique quant au potentiel des grands modèles de langage derrière ChatGPT ou Gemini et partisan d’un développement de plus longue haleine basé sur les images et le monde réel.
Mi-novembre, Yann LeCun a annoncé son départ fin 2025, pour créer sa start-up, Advanced Machine Intelligence (AMI).
« Ces neuf derniers mois, (Meta) a complètement reconstruit notre architecture IA », a expliqué l’entreprise dans un message posté sur son site.
Muse Spark se veut « volontairement petit et rapide, mais capable de raisonner suffisamment pour répondre à des questions de sciences, mathématiques ou santé » et constitue, selon le groupe, une base de développement pour les futures versions, plus puissantes.
Il s’agit d’un modèle multimodal: il peut analyser du texte, mais aussi des images pour répondre à une demande.
A l’instar de ses grands concurrents, Muse Spark est aussi capable d’écrire du code informatique, qui permet à un utilisateur de créer un site internet ou un jeu vidéo simple sans maîtriser le langage de programmation.
tu/elm/rl
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