Le numéro un mondial du jouet, le danois Lego, a annoncé mardi des ventes et des bénéfices record pour son exercice 2025, une année « fantastique », selon son patron, malgré un environnement instable.
Le groupe a dégagé l’an passé un bénéfice net en hausse de 21%, à 16,71 milliards de couronnes (2,22 milliards d’euros), le plus important jamais enregistré. Son chiffre d’affaires a bondi de 12% à 83,53 milliards de couronnes (11,18 milliards d’euros).
« Je ne dirais pas que la volatilité et tout ce qui se passe (dans le monde, ndlr) n’a aucun impact sur nous, mais je pense que nous avons une dynamique telle que nous gagnons des parts de marché d’une manière qui nous permet de croître malgré tout », a dit le directeur général de Lego, Niels Christiansen, dans un entretien à l’AFP.
« Si les prix du pétrole augmentent, il est probable que le coût de nos matières premières augmente aussi; quand les consommateurs deviennent nerveux, ils ont tendance à être un peu plus réticents à dépenser ou à dépenser un peu plus lentement », reconnaît-il.
Mais « au fond, ça ne change rien: si vous réussissez à gagner des parts de marché, vous pouvez en quelque sorte compenser certains de ces effets négatifs ».
Ses ventes au consommateur (hors licences, etc.) ont augmenté de 16% sur l’ensemble des marchés, même en Chine, où le groupe renoue avec la croissance après des années d’investissement.
En 2025, le marché du jouet a connu une croissance de 7%, a relevé le groupe dans son rapport annuel.
« Si l’on regarde le secteur du jouet sur les trois dernières années (…) il est en gros resté stable dans le temps. Et même s’il est resté stable, nous avons enregistré une croissance à deux chiffres chaque année », a dit M. Christiansen, qui table sur une croissance à un chiffre, « dans le haut de la fourchette » pour 2026.
– La « brique intelligente » –
Selon lui, la recette du succès de Lego, entreprise familiale non cotée, consiste à combiner innovation et optimisation de sa production, à travers ses six usines.
« Nous produisons au plus près des marchés et des consommateurs. Nous pouvons fabriquer très tard dans le processus, ce qui nous permet de savoir ce qui est réellement très demandé et ce qui fonctionne bien », a expliqué M. Christiansen.
Lego, dont le nom est une contraction du danois « joue bien » (« leg godt »), mise aussi sur les partenariats – comme avec Pokemon ou la FIFA – et l’innovation technologique pour séduire les consommateurs.
« Pour nous, en tant que marque, il est important d’être présents dans toutes les passions qui sont pertinentes », a insisté le patron du géant de la brique en plastique.
Le groupe a récemment sorti la brique intelligente (Lego Smart Brick), après sept ans de travail et 20 brevets. Connectée, elle anime toute construction dans laquelle elle est insérée.
« Il y a eu l’époque où il n’y avait que des briques carrées, puis sont arrivées toutes sortes de formes, puis les mini figures, puis les moteurs et les mouvements. À chaque fois, cela a ajouté un nouveau niveau de modularité au système et permis de faire davantage de choses », rappelle M. Christiansen.
Le portefeuille du fabricant danois, dont le siège se trouve à Billund, au centre du Danemark, compte actuellement 860 produits, dont la moitié sont nouveaux.
Ils sont disponibles en ligne et dans les 1.112 magasins du groupe à travers le monde.
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