L’ensemble des syndicats représentatifs de Legrand ont signé l’accord sur les mesures du reclassement négociées dans le cadre du plan social décidé par le fabricant de matériel électrique, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.
Confronté à la crise durable du BTP, Legrand a annoncé début juin une réorganisation en France en fermant quatre sites dont les activités seront agrégées à d’autres usines du groupe et en supprimant 178 postes d’ici 2028 afin d’alléger ses coûts.
En parallèle, le groupe a créé 107 postes et proposé des offres de reclassement à l’ensemble des salariés concernés par les fermetures de sites.
« L’accord sur les dispositions relatives aux reclassements internes et externes des salariés a été signé par l’ensemble des organisations syndicales », a indiqué à l’AFP Michel Robert, délégué syndical central CFDT et membre de l’intersyndicale.
La direction du groupe a confirmé qu’un accord avait bien été signé mardi par l’ensemble des organisations représentatives.
« Au niveau des mesures de reclassements internes, je pense qu’on est allé au maximum de ce que l’on pouvait », a indiqué M. Robert, qui a souligné qu’il y avait eu « énormément d’évolutions par rapport aux propositions initiales de la direction ».
Concernant les reclassements à l’extérieur du groupe, « on n’est pas arrivé jusqu’au bout de ce qu’on voulait », a-t-il en revanche déclaré, qualifiant toutefois le bilan global de « correct ».
La direction a évoqué pour sa part, « depuis le démarrage » des négociations, des échanges « très constructifs » avec les représentants des salariés.
Seul véritable point de désaccord, l’intersyndicale réclamait, en plus des indemnités légales et supra-légales liées à l’ancienneté, une indemnité forfaitaire de 30.000 euros pour les salariés ne pouvant prétendre à la retraite et « obligés de quitter le groupe », ce que l’intersyndicale n’a pas obtenu, a indiqué M. Robert.
Cette mesure concernait surtout une partie des salariés du site de Lagord (Charente-Maritime), près de La Rochelle, loin des sites où sont regroupés les salariés des usines fermées, notamment à Limoges.
Concernant le plan de sauvegarde de l’emploi en tant que tel, les organisations syndicales ont en revanche « remis un avis négatif et motivé », a précisé le syndicaliste. Il a estimé pour sa part que la « contraction du marché » ne devait pas « justifier la mise en place d’un PSE ».
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