Les organisateurs américains des Ig-Nobel ont décidé de déplacer en Suisse la prochaine édition de cette cérémonie récompensant les recherches les plus farfelues, estimant que les Etats-Unis n’étaient plus une destination « sûre » pour les lauréats.
Remis chaque année depuis 1991 à Boston (côte est des Etats-Unis), les prix humoristiques – dont le nom est un jeu de mots entre Nobel et « ignoble » – sont devenus une institution dans la communauté scientifique et rares sont ceux qui refusent cet honneur.
Pour la première fois, la cérémonie qui récompense des chercheurs du monde entier, sera organisée à Zurich le 3 septembre, en raison de la situation politique aux Etats-Unis, a annoncé l’organisation dans un communiqué.
Au cours de l’année écoulée, « il est devenu dangereux pour nos invités de se rendre dans le pays », écrit Marc Abrahams, le fondateur des Ig-Nobel.
« Nous ne pouvons pas, en toute bonne conscience, demander aux nouveaux lauréats, ni aux journalistes internationaux couvrant l’événement, de se rendre aux Etats-Unis cette année », poursuit-il.
La Suisse a « vu naître bien des choses inattendues et merveilleuses – la physique d’Albert Einstein, l’économie mondiale ou encore le coucou nous viennent immédiatement à l’esprit – et elle contribue une fois de plus à faire apprécier au monde des personnes et des idées improbables », poursuit le fondateur de ces prix qui visent à « faire rire, puis réfléchir ».
Lors d’un entretien en décembre, M. Abrahams avait confié à l’AFP que plusieurs lauréats avaient déjà renoncé à venir à la remise des prix en 2025, par peur d’être inquiétés par les autorités américaines.
Pour les années à venir, les organisateurs prévoient d’organiser la cérémonie à Zurich une année sur deux. Les années impaires, elle se déplacera dans différentes villes européennes.
« Ce sera un peu comme le Concours Eurovision de la chanson », s’amuse M. Abrahams.
En 2025, les Ig-Nobel ont notamment récompensé des scientifiques ayant peint des rayures de zèbre sur des vaches pour éloigner les mouches ou ayant étudié comment l’absorption d’alcool pouvait aider à parler une langue étrangère.
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