Singapour a démenti avoir enquêté sur une responsable chinoise présentée comme proche du patron de Nvidia, Jensen Huang, réfutant ainsi les allégations du Wall Street Journal selon lesquelles les autorités de ce pays sont « préoccupées » par un éventuel espionnage chinois.
Dans un article paru vendredi, le Wall Street Journal (WSJ) a assuré que des responsables aux Etats-Unis, à Taïwan et à Singapour s’inquiétaient des liens entre le PDG de Nvidia et Alice Huang, de la société Megaspeed International, une entreprise singapourienne spécialisée dans les centres de données.
Selon ce journal, cela a pu « potentiellement » offrir à Pékin « un accès à des informations sur les puces d’intelligence artificielle les plus précieuses du monde ».
Le ministère de l’Intérieur de Singapour a déclaré ce week-end que ni le gouvernement ni ses représentants n’avaient fait part de préoccupations concernant les liens entre Alice Huang et le patron de Nvidia, ni soupçonné qu’elle puisse être une source des services de renseignement chinois.
« L’article du WSJ cite des sources affirmant que les autorités singapouriennes s’inquiétaient des liens étroits entre Alice Huang et le PDG de Nvidia, Jensen Huang, ou du fait qu’elle pourrait être une source des services de renseignement chinois, et qu’elles avaient, par ailleurs, enquêté sur ses liens avec la Chine », a noté ce ministère dans un communiqué diffusé samedi.
« Nous tenons à préciser que ni le gouvernement de Singapour ni ses représentants n’ont tenu de tels propos. Par ailleurs, aucune enquête de ce type n’a été menée à l’encontre d’Alice Huang », a-t-il insisté.
Nvidia est devenue l’entreprise la plus valorisée du monde, portée par la dynamique mondiale dans la construction de centres de données équipés de puces informatiques spécialisées et d’autres matériels nécessaires au fonctionnement des systèmes d’intelligence artificielle.
Dans son communiqué, le ministère singapourien de l’Intérieur ne fait en revanche aucune mention d’un autre article, paru dans le New York Times et qualifié vendredi de « sans fondement » par la Chine.
Ce journal écrivait que Jansen Huang avait été la cible d’une opération d’espionnage chinoise, évoquant également ses liens avec Alice Huang.
L’AFP avait en vain tenté vendredi de contacter Megaspeed pour en obtenir un commentaire.
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