Présentation
Auteur(s)
-
Robert GUILLAUMONT : Professeur d’Université - Correspondant de l’Académie des Sciences Membre de l’Académie des Technologies
Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.
Lire l’articleINTRODUCTION
De nombreux articles, revues, chapitres de livres, documents internes de nombreux organismes traitent des déchets radioactifs, bien souvent de façon partielle, et cela se comprend car le sujet est vaste. Mais les données qu’on y trouve sont bien souvent contradictoires, étant admis que pour les comparer on a rétabli le vocabulaire approprié.
Cet article précise ce qu’il faut entendre par déchets radioactifs et les termes qu’il faut utiliser pour en parler. Il décrit les grandes lignes de la gestion de ces déchets, notamment en France, et pose les problèmes qu’elle soulève.
VERSIONS
- Version courante de janv. 2010 par Robert GUILLAUMONT
DOI (Digital Object Identifier)
Présentation
Article inclus dans l'offre
"Génie nucléaire"
(171 articles)
Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.
Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.
Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.
Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.
6. Classification française et principes de gestion
6.1 Classifications
En France, il y a deux classifications complémentaires. L’une est traditionnelle et factuelle (tableau 4), l’autre est opérationnelle (tableau 5). La première repose sur l’activité (liée à la nocivité) et les périodes des radionucléides majeurs contenus dans les déchets (liée à la durée de la nocivité). La seconde repose sur les filières d’élimination actuelles ou en préparation, fondées sur des principes de gestion.
Pour rester simple, on peut dire que les déchets B (déchets appelés aussi déchets alpha) proviennent essentiellement des installations où sont manipulés des émetteurs alpha très radiotoxiques, comme celles de fabrication du MOX à base de Pu et de retraitement des combustibles irradiés ou usés. Les déchets A proviennent essentiellement des autres installations et représentent 90 % (en volume) des déchets radioactifs en France. Les déchets C sont des déchets renfermant des émetteurs alpha et des émetteurs de toute nature dont la teneur est telle qu’ils dégagent de la chaleur pendant longtemps (ordre de quelques kW par colis de déchets). Certains déchets B ont aussi un faible pouvoir calorifique (ordre de 100 W par colis de déchets).
Les déchets A et B renferment généralement des matières organiques au contraire des déchets C qui sont purement inorganiques.
Enfin, les déchets TFA (très faible activité) constituent une catégorie particulière (voir § 11.3).
La tendance est d’aller vers les appellations TFA, FA (faible activité), MA (moyenne activité) et FMA (faible et moyenne activité), HA (haute activité) associées aux appellations vies courtes (vc), vies longues (vl), plutôt que de conserver les dénominations déchets A, B et C [11]...
Classification française et principes de gestion
Article inclus dans l'offre
"Génie nucléaire"
(171 articles)
Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.
Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.
Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.
Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.
Article inclus dans l'offre
"Génie nucléaire"
(171 articles)
Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.
Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.
Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.
Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.