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Auteur(s)
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Christophe MARVILLET : Professeur du CNAM - Titulaire de la chaire d’énergétique appliquée – Enseignant à l’IFFI et à l’ENSIATE
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La contribution à l’émission de gaz à effet de serre des dispositifs de production de froid, dont la plupart sont fondés sur l’évaporation d’un fluide – appelé fluide frigorigène – puis sur la compression et la condensation de la vapeur formée, est double :
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une contribution par émission à l’atmosphère des fluides frigorigènes suite à des fuites ou des manipulations lors de la maintenance ou à l’arrêt définitif de l’installation ;
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une contribution associée à la consommation d’énergie électrique du compresseur et des auxiliaires tels que pompes et ventilateurs.
Un ensemble d’obligations réglementaires s’appliquent depuis plusieurs années à l’activité de production de froid et tend à imposer des contraintes nouvelles pour les années à venir.
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5. Privilégier une énergie électrique à faible contenu carbone
Le contenu carbone du kWh électrique résulte du mix énergétique pour la production de l’énergie électrique dans le pays ou la région considérée. Ainsi, en France – où la production d’origine nucléaire est majoritaire –, le paramètre A de l’équation du TEWI admet la valeur moyenne de 59 gCO2/kWh. Pour des pays européens, on relève les valeurs moyennes de 429 gCO2/kWh en Allemagne, 215 gCO2/kWh en Belgique, 330 gCO2/kWh en Italie.
En France, les émissions de CO2 du parc électrique varient très fortement en fonction du mode de production utilisé, car certains modes de production sont moins émetteurs en CO2 que d’autres. Par exemple, le nucléaire et la production d’électricité d’origine renouvelable (éolien, hydraulique et solaire) sont peu émetteurs de gaz à effet de serre, contrairement aux centrales thermiques très émettrices du fait notamment de l’utilisation majoritaire du charbon.
Contrairement à ses voisins européens qui, eux, produisent leur électricité majoritairement par centrales thermiques, la France est soumise à des variations horo-saisonnières importantes du contenu en CO2 du kWh, découlant de sa diversité de moyens de production (et donc d’émissions de CO2).
Lorsqu’il y a une hausse de la demande d’électricité, la production nucléaire est à même de satisfaire cet incrément à hauteur de 25 % du temps. Cette période est appelée « durée de marginalité nucléaire ». Les 75 % du temps restant, la compensation est assurée en grande partie par les centrales thermiques, moyen de production le plus polluant.
Pour un exploitant soucieux de limiter l’impact C02 des installations de production de froid :
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privilégier les fonctionnements des installations en période de base hors pointe de consommation ;
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éviter les appels de puissance électrique en période de pointe ;
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pour des installations de grande puissance, envisager dès à présent des solutions de production renouvelable d’énergie électrique (photovoltaïque, biogaz, éolien…), voire à plus long terme des solutions techniques associant énergie éolienne et hydrogène.
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