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Classement des oxydants et éléments de choix
Oxydation et réduction appliquées au traitement de l'eau - Principes généraux
W2700 v1 Article de référence

Classement des oxydants et éléments de choix
Oxydation et réduction appliquées au traitement de l'eau - Principes généraux

Auteur(s) : Sylvie BAIG, Pierre MOUCHET

Relu et validé le 23 oct. 2020 | Read in English

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RÉSUMÉ

Les techniques d'oxydoréduction sont utilisées dans la quasi-totalité des domaines du traitement des eaux (préparation d’eaux de consommation, d’eaux industrielles, ou épuration des effluents). Elles peuvent exercer leurs effets de différentes façons, par voie physico-chimique ou biologique, et avec diverses finalités, notamment la précipitation d’un métal dissous, la solubilisation, l’oxydation ou la transformation de formes minérales dissoutes indésirables, ou encore l’action sur les organoleptiques des eaux potables. Après des rappels théoriques, l’article détaille les principes de base de l’oxydoréduction, présente l’utilisation des diagrammes de stabilité thermodynamique, pour conclure avec le classement des oxydants par leur potentiel normal.

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Auteur(s)

  • Sylvie BAIG : Ingénieur chimiste ENSIACET - Docteur en sciences des agroressources de l'INP Toulouse - Responsable scientifique innovation à la société Degrémont

  • Pierre MOUCHET : Ingénieur agronome INA Paris-GREF - Ancien directeur à la société Degrémont - Chargé de cours à l'École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg (ENGEES)

INTRODUCTION

Les techniques d'oxydoréduction sont utilisées dans la quasi-totalité des domaines du traitement des eaux (, , ), qu'il s'agisse de la préparation d'eaux de consommation (, , , , , , , , , ), d'eaux industrielles (, , ), ou de l'épuration des effluents urbains (, ) ou industriels (, ). Elles s'appliquent toutes les fois que sont impliqués, à titre d'impureté à éliminer ou de réactif de traitement, des éléments capables de changer de valence. Elles peuvent exercer leur effet de différentes façons (en particulier, par voie physico-chimique ou biologique) et avec diverses finalités, comme :

  • la précipitation d'un métal dissous, après son oxydation (par exemple le fer ferreux converti en fer ferrique) (, ) ou sa réduction (comme la déchromatation ) ;

  • la solubilisation (il s'agit par exemple de la conversion de S en SO2 , de U(IV)O2 en U( VI) O 2 2+ ) ;

  • l'oxydation ou la réduction de formes minérales dissoutes indésirables (conversion des nitrites en nitrates ; élimination de l'ion ammonium sous forme de N2 ou de N O 3  ; élimination des nitrates sous forme de N2 …)  ;

  • l'élimination ou la transformation de composés toxiques (cyanures, Cr(VI, micropolluants organiques, toxines d'algues…) ;

  • l'action sur les qualités organoleptiques des eaux potables  : élimination des goûts et des odeurs désagréables, de la couleur ;

  • les procédés de désodorisation dans les stations de traitement des eaux usées ou les environnements industriels en général  ;

  • la lutte contre la corrosion (apport d'oxygène pour favoriser la formation de la couche protectrice de Tillmans dans les conduites en fonte ou en acier véhiculant des eaux naturelles, ou au contraire réduction de l'oxygène dissous dans les eaux de chaudières et dans certains autres circuits d'eaux industrielles) ;

  • la dégradation des matières organiques (apport d'oxygène pour l'élimination de la pollution carbonée par voie biologique ; transformation des matières organiques « réfractaires » en composés biodégradables qui seront éliminés dans la suite du traitement ; élimination de la « DCO dure » dans les effluents industriels par des procédés d'oxydation avancée) ;

  • l'action sur les membranes cellulaires, les enzymes et/ou les acides nucléiques des micro-organismes pathogènes pour les détruire ou les inactiver dans les procédés de désinfection  ;

  • l'action analogue pour l'élimination des algues planctoniques (en complément des procédés de clarification) ou pour la prévention des développements organiques (biofilms, micro-invertébrés) dans les réseaux de distribution ou les circuits de refroidissement ;

  • la réduction des oxydants résiduels.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-w2700

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5. Classement des oxydants et éléments de choix

À partir des données du tableau ci-contre, on peut classer les oxydants usuels suivant une échelle telle qu'elle est représentée sur la figure 3 : les oxydants, à gauche de l'échelle, sont de plus en plus forts du bas vers le haut ; leurs réducteurs conjugués, à droite de l'échelle, sont, à l'inverse, de plus en plus forts du haut vers le bas.

Cette échelle montre en particulier que :

  • l'ozone est l'oxydant industriel le plus puissant, suivi par le peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée), l'ion permanganate, le dioxyde de chlore, l'acide hypochloreux, etc. ;

  • le chlore est un oxydant plus puissant que le brome, lui-même plus puissant que l'iode ;

  • l'acide hypochloreux (OHCl) est plus puissant que l'ion hypochlorite ClO (voir dossier [W 2 701]) ; la même règle s'applique aux autres halogènes ;

  • l'ion ferreux Fe2+, par exemple, est oxydable par la plupart des oxydants usuels (bien que difficilement par l'ion hypochlorite, la différence des potentiels standards étant faible), mais pas par l'ion hypobromite ni par l'iode diatomique.

Dans la pratique, les différences de puissance d'oxydation et même le classement des oxydants peuvent varier avec le pH de l'eau suivant le nombre d'électrons et de protons mis en jeu, conformément à l'équation (14) que nous avons vue dans le § 3...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - A.S.T.E.E. (J.-P. DUGUET, coordonnateur) -   Réglementation et traitement des eaux destinées à la consommation humaine.  -  Chap. IV.2 (Oxydation-désinfection), p. 193 à 231, 1re édition, ASTEE, Paris (2006).

  • (2) - BRISSET (J.-L.), ADDOU (A.), DRAOUI (M.), MOUSSA (D.), ABDELMALEK (F.) -   Chimie analytique en solution. Principes et applications.  -  Éditions Tec & Doc – Lavoisier, 656 p., Paris (2005).

  • (3) - CHARLOT (G.) -   Les réactions chimiques en solution.  -  Masson, Paris (1969).

  • (4) - CHARLOT (G.), BADOZ-LAMBLING (J.), TRÉMILLON (B.) -   Les réactions électrochimiques.  -  Masson, Paris (1959).

  • (5) -   *  -  CRC Handbook of Chemistry and Physics – 84th edition. – Boca Raton : CRC press (2002).

  • (6) - DEGRÉMONT -   Mémento Technique de l'Eau.  -  2...

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