Contactez-nous
Qui peut détenir et/ou obtenir le secret des affaires de manière licite ?
Le secret des affaires, un outil stratégique
FIC1755 v1 Fiche pratique

Qui peut détenir et/ou obtenir le secret des affaires de manière licite ?
Le secret des affaires, un outil stratégique

Auteur(s) : Charlotte MONTAUD

Date de publication : 10 janv. 2022

Logo Techniques de l'Ingenieur Cet article est réservé aux abonnés
Pour explorer cet article plus en profondeur Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?

Présentation

1 - Qu’est-ce qui est protégé au titre du secret des affaires ?

2 - Qui peut détenir et/ou obtenir le secret des affaires de manière licite ?

3 - Quels sont les cas d’obtention et d’utilisation illicites du secret des affaires ?

  • 3.1 - Obtention illicite
  • 3.2 - Utilisation ou divulgation illicite

4 - Quelles sont les exceptions à la protection du secret des affaires ?

5 - Comment faire cesser ou prévenir une atteinte au secret des affaires ?

  • 5.1 - Mesures ordonnées par le juge
  • 5.2 - Actions en réparation d’une atteinte au secret des affaires

6 - Quelles sont les mesures de protection du secret des affaires devant les juridictions ?

  • 6.1 - Mesures que le juge peut prendre
  • 6.2 - Placement sous séquestre
  • 6.3 - Possibilité de restreindre le cercle des personnes pouvant accéder aux pièces ou assister aux audiences
  • 6.4 - Communication des pièces prétendues confidentielles
  • 6.5 - Adaptation du jugement à l’exigence du secret
  • 6.6 - Obligation de confidentialité
  • 6.7 - Sanctions du détournement

7 - Notre conseil

  • 7.1 - Organisez la protection du secret des affaires

8 - Erreurs à éviter

  • 8.1 - Ne négligez pas la formalisation et la datation de votre secret des affaires
  • 8.2 - N’oubliez pas de tracer la communication de vos informations confidentielles et de votre secret des affaires, pensez aux preuves en cas de litige
  • 8.3 - Ne signez pas d’accord de confidentialité type, sans prendre le soin de l’adapter à la situation
  • 8.4 - Ne vous méprenez pas sur l’identité de votre co-contractant dans un accord de confidentialité, en particulier vis-à-vis des sociétés affiliées qui pourraient avoir accès aux informations confidentielles
  • 8.5 - Ne vous mettez pas en porte-à-faux, en particulier dans une situation de violation d’accord de confidentialité signé avec un tiers
  • 8.6 - Ne laissez pas les accords de confidentialité dans un tiroir

9 - Abréviations et acronymes

10 - Glossaire

Sommaire

Présentation

Auteur(s)

Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.

Lire l’article

INTRODUCTION

Les entreprises françaises et européennes innovantes sont de plus en plus sujettes à des vols d’informations, de l’espionnage industriel et économique, accrus par les moyens techniques de l’information et de communication, toujours plus performants et invasifs.

Il existait de fortes disparités de protection du secret des affaires au sein des différents États membres de l’Union européenne.

Ces disparités impliquaient une insécurité juridique et étaient génératrices de fragmentation du marché intérieur en matière de recherche et développement.

C’est la raison pour laquelle il a été convenu de mettre en place, au niveau de l’Union européenne, des règles pour rapprocher les droits des États membres, de façon à garantir des possibilités de réparation au civil suffisantes et cohérentes dans le marché intérieur en cas d’obtention, d’utilisation ou de divulgation illicite d’un secret d’affaires.

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 92 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-fic1755

Article inclus dans l'offre

"Management et ingénierie de l'innovation"

(450 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

2. Qui peut détenir et/ou obtenir le secret des affaires de manière licite ?

Le détenteur légitime du secret est « celui qui en a le contrôle de façon licite » ( article L. 151-2 du Code de commerce).

Le législateur a bien pris le soin d’évacuer la notion de propriété de l’information pour lui préférer celle de contrôle licite, afin d’y inclure les personnes détentrices du secret sans être propriétaires de l’information à proprement parler.

Le détenteur légitime d’un secret des affaires est celui (personne physique ou morale) qui en a le contrôle et, par conséquent, qui peut prétendre au bénéfice de la protection légale de ce secret et a qualité pour agir, en cas d’atteinte au secret qu’il contrôle.

À la différence d’un titre de propriété industrielle, par exemple un brevet, qui confère en principe un droit exclusif d’exploitation, il peut donc exister plusieurs détenteurs légitimes d’un secret des affaires.

Doit par exemple être considéré comme détenteur légitime celui à qui un autre détenteur légitime a régulièrement cédé ou transmis le secret, sauf stipulation contractuelle contraire ou limitative de l’usage de ce secret.

Sera donc concerné le détenteur initial, mais aussi toutes les personnes contractuellement autorisées à le connaître, par exemple dans le cadre d’une communication de savoir-faire ( Rapport AN n° 777 relatif à la loi 2018-670).

Le législateur semble opérer une distinction entre le contrôle licite de l’information secrète et la simple obtention licite.

L’obtention licite ne semble pas conférer en soi un contrôle sur le secret et donc un droit à agir pour en assurer la protection, mais elle semble exempter simplement celui qui a obtenu le secret de tout risque de condamnation pour atteinte au secret.

La loi française distingue spécialement deux cas d’obtention licite :

  • la découverte ou la création indépendante ;

  • le reverse engineering (entendu comme l’observation, l’étude, le démontage ou le test d’un produit ou d’un objet qui a été mis à la disposition du public ou qui est de façon licite en possession de la personne qui obtient l’information),...

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 95 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


Lecture en cours
Qui peut détenir et/ou obtenir le secret des affaires de manière licite ?

Article inclus dans l'offre

"Management et ingénierie de l'innovation"

(450 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

Sommaire
Sommaire

    1 Réglementation

    HAUT DE PAGE
    Logo Techniques de l'Ingenieur

    Cet article est réservé aux abonnés.
    Il vous reste 95 % à découvrir.

    Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

    Déjà abonné ?


    Article inclus dans l'offre

    "Management et ingénierie de l'innovation"

    (450 articles)

    Une base complète d’articles

    Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

    Des contenus enrichis

    Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

    Des modules pratiques

    Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

    Des avantages inclus

    Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

    Voir l'offre