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Conclusion
Étude du procédé d’enduction à la racle de formulations de plastisol
AM3772 v1 Article de référence

Conclusion
Étude du procédé d’enduction à la racle de formulations de plastisol

Auteur(s) : Jean-François AGASSANT, Yves DEMAY

Date de publication : 10 avr. 2026

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Présentation

1 - Le procédé d’enduction à la racle

2 - Les formulations de plastisol et leur rhéologie

3 - Modélisation de l’écoulement du plastisol entre la racle et la cylindre

4 - Applications : influence des paramètres rhéologiques, géométriques et cinématiques

5 - Conclusion

6 - Sigles, notations et symboles

Sommaire

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RÉSUMÉ

Le procédé d’enduction à la racle est utilisé pour les fluides très visqueux. Cet article présente l’application de ce procédé pour la fabrication de revêtements de sol à partir de formulations de plastisol. La coexistence de particules de PVC sphériques molles et de carbonate de calcium rugueuses dans un plastifiant newtonien rend le comportement rhéologique du plastisol non monotone. Un modèle numérique original est proposé pour tenir compte de cette rhéologie. Les approximations de la lubrification hydrodynamique permettent de prévoir l’épaisseur déposée sur le substrat, ainsi que les efforts exercés sur la racle en fonction de la rhéologie du plastisol et des paramètres de couchage.

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Auteur(s)

  • Jean-François AGASSANT : Professeur émérite - École des Mines de Paris, Sophia-Antipolis, France

  • Yves DEMAY : Professeur émérite - Université Côte d’Azur, Nice, France

INTRODUCTION

Les procédés d’enduction sont utilisés dans de nombreux secteurs industriels pour déposer des liquides en faible épaisseur sur différents types de substrats. Le trempage (dip-coating) est dédié à l’enduction de pièces unitaires. Les procédés d’enduction en continu de surfaces sont nombreux : l’enduction filière plate (slot-die), l’enduction au rideau (curtain-coating) permettent de déposer une couche liquide, mais pas d’appliquer une pression entre la couche déposée et le substrat ; l’enduction calandrage entre deux rouleaux rigides, l’enduction dite « reverse roll » entre deux rouleaux, l’un rigide métallique, l’autre souple avec une âme métallique et une couronne en caoutchouc, permettent le dépôt sous pression de peinture, de laque, de protection anti-corrosion… Cet article présente le procédé de dépôt à la racle dédié à des formulations plus visqueuses, telles celles utilisées pour la réalisation de revêtements de sols ou de papiers peints.

Le procédé d’enduction à la racle est décrit ainsi que les différents paramètres sur lesquels on peut jouer pour obtenir l’épaisseur prescrite du dépôt et dimensionner la géométrie de la racle. Les formulations de plastisol, communément utilisées pour les revêtements de sol, sont présentées. Elles sont composées de particules de PVC de différentes tailles et de charges de carbonate de calcium immergées dans un plastifiant ainsi que de différents additifs dont des agents gonflants. La rhéologie de ces formulations est complexe : une viscosité importante à faible taux de cisaillement, puis un comportement rhéofluidifiant à taux de cisaillement intermédiaire, suivi fréquemment d’un pic de dilatance (c’est-à-dire un comportement rhéoépaississant) à taux de cisaillement élevé ce qui peut provoquer le blocage du procédé. Ce comportement rhéologique dépend de la fraction volumique, de la taille et de la distribution de taille des particules de PVC et de la charge. Cette rhéologie complexe, qui ne correspond à aucun cas classique de comportement pour les polymères thermoplastiques, rend délicat la modélisation du procédé. Les approximations de la lubrification hydrodynamique sont introduites pour surmonter cette difficulté. Elles sont parfaitement légitimes en raison du rapport d’aspect de l’outillage (faible variation de l’entrefer entre la racle et le cylindre dans la direction de l’écoulement). Le caractère non monotone de la courbe de viscosité en fonction du taux de cisaillement ne permet pas l’utilisation des méthodes de résolution classiques issues de la mécanique des milieux continus. Bénéficiant du fait que la contrainte de cisaillement est, elle, monotone croissante en fonction du taux de cisaillement, les approximations de la lubrification hydrodynamique sont exprimées en variables contrainte et pression, ce qui complique la résolution numérique mais permet l’obtention de l’épaisseur déposée ainsi que des efforts exercés sur la racle pour différentes géométries de racle, différents paramètres d’enduction et différentes formulations de plastisol. La modélisation du procédé permet en premier lieu d’évaluer l’impact des paramètres de fonctionnement de la racle et de la rhéologie du plastisol sur l’épaisseur enduite. Elle vise aussi à dimensionner la racle pour limiter sa déformation liée aux contraintes engendrées par l’écoulement du plastisol. Elle sert enfin de guide à l’optimisation des formulations (taux de plastifiant, taille et distribution de taille des particules de PVC et de charge) pour éviter ou limiter l’importance du pic de dilatance, source de blocage du fonctionnement de la racle. Cela étant dit, la formulation de plastisol doit tout d’abord réaliser les propriétés requises pour le revêtement de sol (résistance à l’indentation et au frottement, élasticité, matité, facilité de nettoyage…). Il s’agit donc d’une optimisation sous contraintes multiples.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-am3772

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5. Conclusion

Le comportement rhéologique des formulations de plastisol diffère de la rhéologie d’autres polymères thermoplastiques utilisés dans les procédés de couchage. Ce sont en effet des suspensions qui peuvent présenter des phénomènes de dilatance à taux de cisaillement élevés selon la taille et la distribution de taille des particules. Cependant, les interactions entre les particules de PVC et le plastifiant, la coexistence entre des particules de PVC déformables sphériques et des particules de carbonate de calcium rigides et aux formes complexes, rendent ce type de suspension singulier par rapport à la majorité de celles qui sont rencontrées dans d’autres applications industrielles et traitées dans la littérature.

L’écoulement du plastisol entre la racle et le cylindre donne lieu à un domaine de taux de cisaillement très étendu, ce qui nécessite la prise en compte du comportement rhéologique sur l’ensemble du domaine. Comme ce comportement est non monotone, les approches classiques de la mécanique des milieux continus ne sont pas applicables. Compte tenu des dimensions respectives de la racle et du cylindre, il est possible d’utiliser les approximations de la lubrification hydrodynamique qui réduisent le problème bidimensionnel à une relation entre le gradient de pression dans la direction de l’écoulement et le gradient de contrainte de cisaillement dans l’épaisseur de l’écoulement. Si la viscosité du plastisol a un comportement non monotone en fonction du taux de cisaillement, la contrainte de cisaillement est, elle, monotone croissante en fonction du taux de cisaillement. Il est donc possible, par intégration d’obtenir le champ de vitesse en fonction du gradient de pression dans la direction de l’écoulement, puis d’en déduire le profil de pression en écrivant la conservation du débit.

Le calcul montre que le pic de dilatance observé pour la formulation ne comportant que des particules de PVC en distribution bimodale peut aboutir à un pic de pression important juste en amont de l’extrémité de la racle, avec le risque de blocage de l’écoulement sous la racle dès que la vitesse du cylindre devient importante. L’introduction de particules de carbonate de calcium de petite dimension supprime le pic de dilatance et diminue donc la viscosité aux taux de cisaillement élevés rencontrés au niveau de l’extrémité de la racle mais, en revanche, l’augmente significativement aux faibles taux de cisaillement c’est-à-dire au niveau de l’entrée de la racle...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - KRIEGER (I.M.), DOUGHERTY (T.J.) -   A mechanism for non-Newtonian flow in suspensions of rigid spheres.  -  Trans. Soc. Rheol. 3, p. 137-152 (1959).

  • (2) - QUEMADA (D.) -   Rheology of concentrated disperse systems II. A model for non-Newtonian shear viscosity in steady flows.  -  Rheol. Acta, 17, p. 632-642 (1978).

  • (3) - ABDESSELAM (Y.) -   Rhéologie des plastisols et leurs procédés d’enduction.  -  Thèse de doctorat, PSL Research University préparée à Mines ParisTech (2016).

  • (4) - FARRIS (R.J.) -   Prediction of the viscosity of multimodal suspensions from unimodal viscosity data.  -  Trans. Soc. Rheol., 12, p. 281-301 (1968).

  • (5) - GENOVESE (D.B.) -   Shear rheology of hard-sphere, dispersed, and aggregated suspensions, and filler-matrix composites.  -  Adv. Colloid Interface Sci., 171-172, p. 1-16 (2012).

  • ...

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