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Approche électrochimique de l’électropolissage
Électropolissage - Procédé pour le parachèvement des pièces de fabrication additive métalliques
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Approche électrochimique de l’électropolissage
Électropolissage - Procédé pour le parachèvement des pièces de fabrication additive métalliques

Auteur(s) : Marie-Laure DOCHE, Jean-Yves HIHN

Date de publication : 10 oct. 2021 | Read in English

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Présentation

1 - Principes généraux de l’électropolissage

2 - Approche électrochimique de l’électropolissage

3 - Paramètres du procédé

4 - Protocole d’optimisation des paramètres d’électropolissage en fabrication additive

5 - Revue des électrolytes et procédés pour le traitement des pièces de fabrication additive

6 - Développements récents et procédés innovants en électropolissage

7 - Perspectives

8 - Glossaire

9 - Sigles et symboles

Sommaire

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RÉSUMÉ

Le polissage électrochimique aussi appelé électropolissage est un procédé de dissolution anodique contrôlée des métaux, permettant de réduire la rugosité et de conférer à la pièce traitée un aspect lisse et brillant. Connu depuis les années 1930, il trouve un regain d’intérêt pour la finition d’objets élaborés par fabrication additive. Cet article se propose de définir les fondements théoriques de cette technologie et les paramètres physico-chimiques et électriques du procédé. Différentes applications concernant les principaux alliages élaborés par fabrication additive (acier inoxydable, alliages de nickel et de titane) sont examinées en considérant des perspectives d’industrialisation.

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Auteur(s)

  • Marie-Laure DOCHE : Maître de conférences - Institut UTINAM, UMR CNRS 6213, Université de Franche-Comté, Besançon, France

  • Jean-Yves HIHN : Professeur des Universités - Institut UTINAM, UMR CNRS 6213, Université de Franche-Comté, Besançon, France

INTRODUCTION

Depuis le début des années 2000, la fabrication additive (FA) est en plein essor par les potentialités qu’elle offre en production rapide de pièces métalliques de formes complexes ou présentant des structures intérieures sophistiquées. À ses débuts, elle était essentiellement utilisée pour le prototypage rapide. Aujourd’hui, tous les secteurs industriels se sont appropriés la technique, qui a gagné en rentabilité et qui permet la mise en forme innovante de presque tous les alliages, des plus nobles (métaux précieux, alliages cuivreux) pour l’industrie horlogère aux plus exigeants (alliages de titane, Inconel®, acier inoxydable, alliages légers…) pour l’aéronautique et le biomédical. Parmi les différents procédés existants, la technologie dite « lit de poudre » est probablement la plus répandue. Celle-ci permet la construction d’une pièce, à partir d’un modèle numérique 3D, par couches successives de matière et d'un apport localisé d'énergie pour fusionner la poudre. La fusion de chaque section de pièce formée successivement et la cohésion du matériau sont assurées par un faisceau laser (LBM) ou d’électrons (EBM).

Si les progrès technologiques ont permis d’aboutir à des composants de fabrication additive dont les propriétés mécaniques et structurales à cœur sont équivalentes à des pièces forgées, il reste cependant un obstacle majeur à l’extension du procédé, qui tient à l’état de surface extrêmement dégradé des pièces produites. En effet, la surface des prototypes obtenus se caractérise par une rugosité élevée (Ra pouvant atteindre 40 µm), une forte texture (en lien avec le procédé et les paramètres de fabrication) et la présence de particules infondues potentiellement détachables. Ces défauts sont généralement incompatibles avec les applications visées (pièces creuses pour écoulement de fluides), et induisent une dégradation des propriétés fonctionnelles du matériau comme une sensibilité accrue à la fatigue et à la corrosion. Le recours à une étape de parachèvement qui doit permettre d’améliorer l’état de surface général, y compris dans les zones occluses telles que les canaux et les orifices, est donc un impératif pour le déploiement de la FA dans l’industrie. C’est en outre un poste de coût significatif qui constitue une composante clé de la chaîne de valeur.

Parmi les techniques de finition soustractives envisageables (mécaniques, physique ou chimiques), le polissage électrolytique aussi appelé électropolissage est un candidat de choix de par son efficacité, sa large diffusion industrielle et sa facilité de mise en œuvre. Il s’agit en effet d’un procédé de dissolution électrolytique dans lequel la pièce à traiter est polarisée anodiquement et qui fonctionne donc à l’inverse de l’électrodéposition, telle qu’utilisée dans l’industrie de la galvanoplastie Cet article se propose de présenter cette technologie et ses développements récents, en particulier pour la finition de surfaces des pièces métalliques élaborées par fabrication additive.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-m1635

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2. Approche électrochimique de l’électropolissage

Cette partie se propose de détailler les principes électrochimiques sur lesquels repose le phénomène d’électropolissage. L’analyse des courbes intensité-potentiel obtenues est présentée, puisque la connaissance de ces dernières est indispensable à la compréhension des mécanismes mis en jeu, ainsi qu’à la définition des paramètres de traitement.

2.1 Phénomènes de surface se produisant lors de l’électropolissage

L’électropolissage est un procédé électrolytique basé sur la dissolution anodique d’une fine couche de métal. Cette dissolution a pour but de diminuer la rugosité et d’améliorer l’homogénéité d’une surface afin de conférer à la pièce traitée des propriétés de brillance. La technologie, qui fonctionne à l’inverse de la galvanoplastie, est donc simple à mettre en œuvre sous réserve d’adapter la composition de l’électrolyte et les paramètres électriques à l’alliage à traiter. En effet, contrairement à un phénomène de dissolution anodique classique, l’électropolissage permet d’agir à différentes échelles au niveau de la surface en éliminant les microrugosités (< 1 µm, on parle alors de brillantage ou microsmoothing ), mais aussi les macrorugosités (> 1 µm, on parle alors de nivelage ou macrosmoothing ). Du point de vue théorique, ces deux mécanismes ont des origines fondamentalement différentes, qui ont été largement débattues depuis la découverte du phénomène par Jacquet et jusque dans les années 1990  ...

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Sommaire
Sommaire

BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - JACQUET (P.A.), FIGOUX (H.) -   Perfectionnement aux traitements électrolytiques des métaux.  -  Brevet Français, n° 707526 (1930).

  • (2) - CHAISE (T.), ELGUEDJ (T.), GIRARDIN (F.), MARTINI (L.), NOEL (N.), TARDIF (N.) -   Parachèvement de surface Généralités.  -  INSA de Lyon/GM-3-PROFA (2017).

  • (3) - RIEMER (A.), LEUDERS (S.), THÖNE (M.), RICHARD (H.A.), TRÖSTER (T.), NIENDORF (T.) -   On the fatigue crack growth behavior in 316L stainless steel manufactured by selective laser melting.  -  Eng. Fract. Mech., vol. 120, p. 15-25, doi :10.1016/j.engfracmech.2014.03.008 (2014).

  • (4) - CABANETTES (F.) et al -   Topography of as built surfaces generated in metal additive manufacturing : A multi scale analysis from form to roughness.  -  Precis. Eng., vol. 52, p. 249-265, doi :10.1016/j.precisioneng.2018.01.002 (2018).

  • (5) - ZENG (Q.), QIN (Y.), CHANG (W.), LUO (X.) -   Correlating and evaluating the functionality-related properties with surface texture parameters and specific characteristics...

NORMES

  • Spécification géométrique des produits (GPS) – État de surface : méthode du profil – Termes, définitions et paramètres d'état de surface. - NF EN ISO 4287 - décembre 1998

  • Spécification géométrique des produits (GPS) – État de surface : méthode du profil – Termes, définitions et paramètres d'état de surface – Amendement 1 : nombre de pics. - NF EN ISO 4287/A1 - août 2009

  • Spécification géométrique des produits (GPS) – État de surface : surfacique – Partie 1 : indication des états de surface. - NF EN ISO 25178-1 - juin 2016

1 Brevets

Procédé d’oxydation électrolytique du cérium et ensemble d’électrolyse pour sa mise en œuvre CA2582058.

Électrolyte for electrochemically polishing metallic surfaces EP1625246A2 (2003).

Method for electropolishing and/or electrochemical deburring of surfaces made from titanium or titanium-containing alloys comprises using an electrolyte made from methane sulfonic acid or one or more alkane diphosphonic acids DE102007011632B3 (2007).

Method for smoothing and polishing metals via ion transport via free solid bodies and solid bodies for performing the method, US 2020/0270762 A1 (2020).

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2 Annuaire

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2.1 Prestataire de sous-traitance en électropolissage

DBP-Mayet,

https://www.acier-inox-dbpmayet.com

STM24

https://stm24.fr

Chrome Dur Industriel

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