Généralités
Freinage à très hautes performances - Exemple aéronautique
B5580 v1 Article de référence

Généralités
Freinage à très hautes performances - Exemple aéronautique

Auteur(s) : Jean GUICHARD

Date de publication : 10 août 1996 | Read in English

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1 - Généralités

  • 1.1 - Moyens de freinage et de ralentissement
  • 1.2 - Quelques ordres de grandeur
  • 1.3 - Types de freinage à assurer
  • 1.4 - Normes et documents à respecter

2 - Technologie des freins d’avion

3 - Commandes de freinage

Sommaire

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Auteur(s)

  • Jean GUICHARD : Ingénieur des Arts et Métiers - Ex-Ingénieur en chef Freinage chez Messier-Bugatti

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INTRODUCTION

Les premiers avions n’avaient pas de freins. Ils n’en avaient pas besoin ; leur masse et leur vitesse de décollage étaient suffisamment faibles. Puis, la puissance des moteurs aidant, les avions ont grossi, puis volé de plus en plus vite. On a alors équipé leurs roues de freins extrapolés de ceux de l’automobile, c’est-à-dire à tambours avec une commande indépendante par côté, ce qui permettait aussi de prendre les virages à basse vitesse. Les hélices des moteurs à piston, ou même plus tard des turbopropulseurs, ont été équipées de pas variable allant jusqu’à l’inversion de pas, ce qui permettait un ralentissement facile. Avec les réacteurs, les freins sont devenus critiques, car ils étaient pratiquement les seuls moyens de ralentissement vraiment efficaces.

Actuellement, les freins à disques permettent d’absorber une forte énergie avec une masse raisonnable et des matériaux permettant des températures en fin de freinage de plus en plus élevées.

Parallèlement, la capacité de couple des freins a nécessité une aide automatique pour éviter les blocages de roues, puis assurer un rendement de freinage élevé, ce qui a été possible grâce, en particulier, à l’introduction de calculateurs électroniques analogiques, puis numériques. Ces derniers offrent en plus la possibilité d’assurer d’autres fonctions complémentaires du freinage, comme par exemple la dirigibilité par l’atterrisseur avant, et bien entendu les surveillances et les aides à la maintenance.

Cet article porte principalement sur les freins de roue qui sont les moyens principaux de ralentissement, différents de ceux que l’on peut trouver sur d’autres véhicules par leur capacité énergétique (jusqu’à 140 MJ par roue), leur vitesse initiale de freinage (360 km/h) et leur puissance instantanée maximale développée (plus de 10 000 kW). La masse doit être bien sûr la plus réduite possible, les matériaux employés très performants comme les composites carbone/carbone par exemple, et les températures de fin de freinage très élevées, de l’ordre de 1 500 oC dans certains cas. Le système de commande, lui aussi spécifique des avions, fait l’objet d’une description sommaire.

Cette étude ne se veut surtout pas exhaustive ni approfondie, ne serait-ce que parce que les techniques sont en constante évolution et que chaque constructeur possède les siennes propres.

La majorité de la documentation se réfère à des freins Messier-Bugatti ; dans le cas contraire, le nom du constructeur est précisé.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-b5580

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1. Généralités

1.1 Moyens de freinage et de ralentissement

Un avion dispose de plusieurs moyens de ralentissement : freins de roue, parachutes, aérofreins et spoilers, reverses, ou inversion de pas.

  • Freins de roue

    Comme sur les véhicules terrestres, ce sont eux qui assurent la principale dégradation de l’énergie cinétique, les autres moyens étant plutôt des ralentisseurs qui seront cités ici à titre documentaire.

    Les freins de roue font l’objet de cet article.

  • Parachutes

    À l’atterrissage, le pilote déclenche la sortie d’un parachute situé dans un container sur la partie arrière de l’avion. La force de retenue étant proportionnelle au carré de la vitesse, il risque de casser s’il est sorti à trop grande vitesse. En revanche, si le dimensionnement le permet, il peut être sorti peu avant l’atterrissage. Le parachute est décroché avant l’arrêt complet sur commande du pilote. Le parachute a été très utilisé dans les années 50, surtout sur les avions militaires. Il est peu utilisé aujourd’hui du fait de sa complexité d’emploi.

  • Aérofreins et spoilers

    Les aérofreins sont constitués de panneaux qui, actionnés par des vérins hydrauliques, viennent se positionner avec une très forte incidence dans l’écoulement d’air, soit sur l’extrados des ailes, soit autour du fuselage. Lorsqu’ils existent, non seulement ils sont utilisés à l’atterrissage, mais aussi en vol même à très grande vitesse sur les avions militaires, pour faciliter les évolutions de l’avion.

    Sur les avions civils récents, ils sont remplacés par des spoilers, volets placés sur le bord de fuite des ailes et qui sont actionnés vers le haut. Ils contribuent non seulement à augmenter la traînée C x de l’avion mais surtout à dégrader la portance C z , ce qui a pour effet de plaquer l’avion au sol et de permettre d’utiliser au mieux les freins de roue.

  • Reverses (ou inverseurs de poussée)

    Tous les avions de transport civils actuels, rarement les avions militaires, ont des réacteurs équipés de reverses, c’est-à-dire de dispositifs qui, toujours sur commande du pilote et moyennant les sécurités indispensables, viennent obturer la tuyère d’éjection et renvoyer les...

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ANNEXES

  1. 1 Organismes

    1 Organismes

    Civil Aviation Authority (CAA)

    Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC). Service de la formation aéronautique et du contrôle technique. Division aéronefs.

    European Organization for Civil Aviation Electronics (EUROCAE)

    Federal Aviation Administration (FAA)

    Joint Aviation Authority (JAA)

    centralisés par le Centre de Documentation de l’Armement (CEDOCAR)

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