Autoradiographie quantitative
Radionucléides - Application : biologie moléculaire
P3362 v1 Article de référence

Autoradiographie quantitative
Radionucléides - Application : biologie moléculaire

Auteur(s) : François BOURREL, Philippe COURRIÈRE

Relu et validé le 10 nov. 2025 | Read in English

Logo Techniques de l'Ingenieur Cet article est réservé aux abonnés
Pour explorer cet article plus en profondeur Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?

Présentation

1 - Généralités

  • 1.1 - Présentation générale
  • 1.2 - Définition
  • 1.3 - Domaines d'application
  • 1.4 - Méthode

2 - Autoradiographie sur films

3 - Micro-autoradiographie

  • 3.1 - Objectif
  • 3.2 - Principe
  • 3.3 - Composition des émulsions par rapport à la macro-autoradiographie

4 - Artefacts liés aux conditions expérimentales et à la préparation des tissus

  • 4.1 - Anomalie de distribution du composé radiomarqué
  • 4.2 - Fuite et redistribution du composé radiomarqué et de constituants tissulaires
  • 4.3 - Échec d’identification de la nature chimique du composé radiomarqué
  • 4.4 - Autoabsorption du tissu
  • 4.5 - Dommages tissulaires liés à la congélation

5 - Autoradiographie quantitative

  • 5.1 - Méthode générale
  • 5.2 - Artefacts liés à l’évaluation quantitative

Sommaire

Présentation

RÉSUMÉ

L’autoradiographie permet d'étudier l’exacte localisation d’une substance radiomarquée dans un tissu à des niveaux cellulaire et subcellulaire avec la conservation de l’architecture tissulaire. Cet article présente les différentes techniques d'autoradiographie : sur film et micro-autoradiographie. Une deuxième partie est consacrée au traitement des artefacts, qu'ils soient liés aux conditions expérimentales, à la préparation des tissus, ou à l'évaluation quantitative. 

Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.

Lire l’article

Auteur(s)

  • François BOURREL : Docteur en pharmacie - Diplômé de l’Institut national des sciences et techniques nucléaires - du Commissariat à l’énergie atomique (INSTN-CEA) - Attaché des Hôpitaux de Toulouse

  • Philippe COURRIÈRE : Professeur de biophysique, UFR de pharmacie, Toulouse - Biologiste des centres de luttes contre le cancer

INTRODUCTION

L’autoradiographie est une technique de grande qualité pour étudier l’exacte localisation d’une substance radiomarquée dans un tissu à des niveaux cellulaire et subcellulaire avec la conservation de l’architecture tissulaire. De plus, des quantifications absolues ou relatives de la substance marquée peuvent être obtenues. Cependant, l’autoradiographie est aussi quelquefois une technique d’interprétation compliquée et l’association de techniques immunohistochimiques et fluorométrique peuvent palier ces problèmes. Les principales améliorations portées à l’autoradiographie consistent à réduire l’acquisition du signal radioactif par l’utilisation d’imageurs permettant des gains de temps considérables et une analyse de l’image.

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 95 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-p3362

Lecture en cours
Présentation

Article inclus dans l'offre

"Techniques d'analyse"

(284 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

5. Autoradiographie quantitative

Pour une meilleure étude de la fonctionnalité d'un processus métabolique, il n'est pas seulement nécessaire d'étudier la localisation du processus, mais également de mesurer son intensité à partir de l'accumulation de la radioactivité dans une zone d'intérêt qui peut s'étendre du corps entier jusqu'au niveau subcellulaire.

Dans le cas d'une quantification corps entier, l'évaluation de la distribution du composé marqué et de ses métabolites est réalisée classiquement par deux techniques, soit en sacrifiant des animaux à différents temps, puis en pesant les différents organes et en comptant leur radioactivité (Bq.g–1), soit par imagerie scintigraphie à l'aide d'une gamma caméra à positons (TEP). Ces deux techniques souffrent principalement du manque de résolution spatiale et des problèmes liés au type d'émission radioactive :

  • émission bêta : nécessité de dissoudre les tissus, scintigraphie impossible ;

  • émission gamma : comptage direct et scintigraphie possible.

L'autoradiographie permet de quantifier la distribution radioactive à partir de l'augmentation de la densité optique du film [33]. L'établissement d'une relation entre la concentration du traceur et la densité optique nécessite l'utilisation d'une gamme étalon de radio-isotopes dit « tissus équivalents » puisque l'isotope est pris au piège dans une matrice de densité équivalente au tissu étudié (carboxyméthyl cellulose, foie de poulet, méthacrylate de gélatine, polyglycol, agarose). Ces étalons sont coupés à la même épaisseur que celle des coupes tissulaires. Les standards sont exposés sur le film avec les mêmes conditions que les coupes tissulaires (figure 3).

5.1 Méthode générale

Les étapes de la méthode sont les suivantes :

  • la substance radiomarquée est administrée à l'animal ;

  • les animaux sont sacrifiés à des intervalles de temps spécifiques ;

  • l'animal entier ou les organes sont congelés dans un mélange d'hexane/carboglace ou dans l'azote liquide ;

  • les animaux ou les organes sont coulés dans un bain de carboxyméthyl cellulose ;

  • les animaux ou les organes sont tranchés à l'aide d'un microtome à – 20 C (30 µm)...

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 95 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


Lecture en cours
Autoradiographie quantitative

Article inclus dans l'offre

"Techniques d'analyse"

(284 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

Sommaire
Sommaire

BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - BLANC (D.) -   Physique nucléaire pour les médecins et les biologistes  -  . 213 p., Masson, Paris, 1995.

  • (2) - FOOS (J.) -   Manuel de radioactivité à l'usage des utilisateurs  -  . 197 p., Ed. Formascience, Orsay, 1993.

  • (3) - COURRIÈRE (Ph) -   Biophysique sensorielle ; Biophysique de la matière ; Physique nucléaire  -  . Tome II. Masson, Paris, 1990.

  • (4) - CHERVU (L.R.), MURTY (D.R.) -   Radiolabeling of antigens : procedures and assessment of properties (Radiomarquage d'antigènes : procédures et vérification des propriétés)  -  . Semin. Nucl. Med. 5, 2, p.157-72, 1975.

  • (5) - WOOD (W.G.), WACHTER (C.), SCRIBA (P.C.) -   Experiences using chloramine-T and 1, 3, 4, 6-tetrachloro-3 alpha, 6 alpha-diphenylglycoluril (Iodogen) for radioiodination of materials for radioimmunoassay (Techniques utilisant la chloramine T et l'iodogen pour la radioiodation de molécules destinées au radioimmunodosage)  -  . J. Clin. Chem. Clin. Biochem. 10, 19, p.1051-6, 1981.

  • ...

ANNEXES

    Livres et revues

    ABRAHAM (G.E.) - Handbook of radioimmunoassay - . Marcel Dekker Inc. 270 Madison Ave NY 10016, 1997.

    DELACROIX (D.) - GUERRE (J.P.) - LEBLANC (P.) - Radionucléides et radioprotection - . 210 p. Centre d'études de Saclay, Gif-sur-Yvette, 1994.

    BARBIER (Y.) - Les immunodosages de la théorie à la pratique - . 253 p. Éditions de l'ACOMEN, Paris, 1989.

    SIMONET (G.) - Les radioisotopes en recherche et radioprotection - . 179 p. Masson, Paris, 1994.

    Revue de l'ACOMEN - Spécial radioimmunologie : intérêt clinique, méthodologie, économique - . 172 p. 2, Éditions de l'ACOMEN, Paris, 1995.

    Revue de l'ACOMEN - Rencontre ACOMEN de radioanalyse de Vars. Mars. 1998 - . 275 p. 3, Éditions de l'ACOMEN, Paris, 1998.

    INGRAND (J.) - Numéro centré sur la R.I.A - . J. Med. Nucl. Biophy. 1, 15, p.1-113, 1991.

    STUMPF (W.E.) - SOLOMON (H.F.) - Autoradiography and correlative imaging - . 597 p, Academic Press London, 1995.

    HAUT DE PAGE
    Logo Techniques de l'Ingenieur

    Cet article est réservé aux abonnés.
    Il vous reste 93 % à découvrir.

    Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

    Déjà abonné ?


    Article inclus dans l'offre

    "Techniques d'analyse"

    (284 articles)

    Une base complète d’articles

    Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

    Des contenus enrichis

    Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

    Des modules pratiques

    Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

    Des avantages inclus

    Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

    Voir l'offre

    Ressources documentaires

    Radioanalyse - Applications : dosage biologique

    La radioactivité offre des possibilités de suivre des éléments en très faible concentration. La ...

    Analyse des acides nucléiques

    Ces vingt dernières années, les progrès de la biologie moléculaire et du génie génétique ont rendu ...

    Tests de détection biologique très sensibles à base de nouveaux traceurs fluorescents

    De nombreux domaines de la biologie nécessitent des techniques de caractérisation ou de détection des ...

    Introduction à la chimie supramoléculaire - Du vivant à l'ingénierie moléculaire

    La chimie supramoléculaire est à la base d'assemblages moléculaires complexes omniprésents dans la ...