Conclusion
Méthode de microanalyse des surfaces et couches minces
P3795 v2 Article de référence

Conclusion
Méthode de microanalyse des surfaces et couches minces

Auteur(s) : Guy BLAISE

Relu et validé le 05 janv. 2014 | Read in English

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Présentation

1 - Généralités sur l’approche des méthodes

  • 1.1 - Détectabilité des éléments
  • 1.2 - Localisation spatiale de l’analyse
  • 1.3 - Limite de détection
  • 1.4 - Dégâts d’irradiation
  • 1.5 - Effets de charge sur les isolants soumis à un bombardement de particules chargées

2 - Microanalyse fondée sur l’irradiation aux électrons

3 - Microanalyse fondée sur l’irradiation aux ions

4 - Microanalyse fondée sur l’irradiation aux photons

5 - Conclusion

Sommaire

Présentation

RÉSUMÉ

Cet article traite des méthodes de microanalyse pour déterminer la composition chimique élémentaire des surfaces et des couches minces. Il explore l'utilisation de particules énergétiques primaires comme les électrons, photons, neutrons, protons ou ions lourds pour sonder les matériaux et analyser les interactions avec les atomes. Les différentes techniques de microanalyse sont regroupées en trois catégories selon les particules primaires utilisées : l’irradiation aux électrons, aux ions et aux photons. L'article détaille les aspects de détectabilité des éléments, la localisation spatiale de l’analyse, les limites de détection, les dégâts d’irradiation, et les effets de charge sur les isolants soumis à un bombardement​.

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Auteur(s)

  • Guy BLAISE : Professeur à l’Université Paris-Sud

INTRODUCTION

La microanalyse se propose de déterminer la composition chimique élémentaire d’un volume de matière aussi petit que possible. Le principe consiste à sonder cette matière au moyen d’un pinceau plus ou moins délié de particules énergétiques dites primaires – électrons, photons, neutrons, protons ou ions lourds – et à analyser en retour les effets de leur interaction avec les atomes du solide. Ces effets découlent d’un transfert de l’énergie des particules primaires aux atomes du solide au cours de collisions qui, dans la plupart des cas, peuvent être considérées comme binaires.

À partir de ce transfert d’énergie, deux voies principales d’identification chimique d’un atome sont offertes. La première consiste à relier la perte d’énergie de la particule primaire à une interaction caractéristique de l’atome cible et la seconde à suivre les effets de la relaxation de l’atome excité. Cette relaxation s’accompagne, en effet, d’une émission de particules secondaires dont la nature et l’énergie permettent d’identifier l’atome émetteur. Il y a ainsi deux grandes approches de la microanalyse, très complémentaires par certains côtés.

Issue des très nombreuses méthodes de caractérisation chimique des éléments qui se sont développées sur les traces de la microsonde électronique de Castaing  depuis une trentaine d’années, la microanalyse apparaît aujourd’hui comme un des outils majeurs de la connaissance de la matière condensée, dans de multiples domaines de la science. Lorsqu’elle est pratiquée de proche en proche par balayage du faisceau de particules primaires sur la surface de l’échantillon, elle permet d’établir une cartographie chimique de celui-ci.

Les méthodes de microanalyse évoquées dans cet article ont été regroupées en trois grandes familles, composées d’après la nature des particules primaires utilisées (tableaux 1, 2 et 3). Ces méthodes ont fait l’objet de très nombreuses descriptions individuelles que l’on retrouvera notamment dans les articles de ce traité :

Nous renvoyons le lecteur à ces articles pour ce qui est du principe, de la technique instrumentale, de la méthodologie et des principaux domaines d’application de ces méthodes. L’approche développée présentement vient en complément des descriptions précédentes. Elle vise à donner à l’utilisateur les éléments de jugement qui lui permettront de choisir, sur des bases simples et dépouillées de tous les effets secondaires, la méthode qui répondra le mieux au problème d’analyse auquel il est confronté, à le prévenir de ce qu’il est en droit d’en attendre, des difficultés auxquelles il s’expose compte tenu de la nature de ses échantillons et de la manière de conduire une expérimentation sur plusieurs méthodes de façon à cerner au mieux le problème posé.

Dans cet ordre d’idée, le premier point examiné est celui de la détectabilité des éléments pour permettre d’évaluer le degré de facilité avec lequel un élément pourra être analysé. Suivra l’étude de la localisation spatiale (localisation latérale et en profondeur), de la sensibilité, des dégâts causés par l’irradiation et des effets de charge sur les échantillons isolants.

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https://doi.org/10.51257/a-v2-p3795

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5. Conclusion

Nous avons tenté, dans cet article, de faire le point sur les méthodes de microanalyse qui, aujourd’hui, se sont imposées comme moyen d’investigation indispensable au progrès scientifique et technique. La question qui se pose alors est y a‐t‐il encore des développements majeurs à attendre de ces méthodes ou ont‐elles atteint leur pleine maturité ?

On peut apporter un élément de réponse à cette question en discutant deux points sur lesquels, dans leur ensemble, ces méthodes devraient progresser dans un avenir proche.

Une méthode de microanalyse a pour principe d’explorer la matière par des sondes aussi petites que possible. La microscopie électronique à transmission à haute résolution a, dans ce domaine, atteint ses limites. Par contre, de grands progrès sont à attendre en microanalyse ionique (SIMS) avec la réalisation de sondes ioniques submicroniques sur les prochaines générations d’appareils. L’usage de ces sondes, encore réservé à quelques prototypes de laboratoire, apporterait par exemple de grands progrès dans la compréhension des phénomènes biologiques à l’échelle subcellulaire. On peut également attendre un développement des sondes nucléaires de 5 µm de diamètre et des sondes X de l’ordre du µm qui devrait vivifier l’intérêt porté à des méthodes d’analyse qui comptent parmi les plus quantitatives qui soient.

Le second point qui caractérise une méthode de microanalyse est son aptitude à collecter les particules et à les détecter. Actuellement, la plupart des dispositifs de détection enregistrent les spectres en série. Une détection en parallèle a l’avantage de réduire le temps d’acquisition et, par là‐même, de diminuer la dose de radiations reçue par l’échantillon. Par exemple, en analyse par pertes d’énergie électronique (EELS), le gain en dose de radiations pour une même limite de détection serait de l’ordre de 200 dans une détection en parallèle des pertes d’énergie. Sur ce plan de la détection, des progrès sont à attendre en microscopie électronique analytique et en spectrométrie de masse des ions secondaires. Pour ce qui concerne la collecte des particules, le progrès le plus spectaculaire concerne le SIMS. Sur la sonde ionique réalisée par G. Slodzian, les rendements ioniques utiles atteindront des valeurs très élevées, comprises entre 1 et 20 %, pour...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - HEINRICH KURT (J.F.) -   Electron Beam X-Ray Microanalysis.  -  Ed. Van Nostrand Reinhold Company (1981).

  • (2) - POWEL (C.J.) -   *  -  SEM IV/1649-64 (1984).

  • (3) - CAZAUX (J.) -   Applications of Surface Science.  -  20, p. 457-71 (1985).

  • (4) - MITIO INSKUTI -   *  -  Rev. of Modern Physics, vol. 43, no 3, p. 297 (1971).

  • (5) - DAVIS (L.E.), MAC DONALD (N.C.), PALMBERG (P.W.), RIACH (G.E.), WEBER (R.E.) -   Handbook of Auger Electron Spectroscopy.  -  Physical Electronics Industries Inc., Eden prairie, MN (1976).

  • (6) - FELDMAN (L.C.), MAYER (J.N.) -   Fundamentals of surface and thin film analysis.  -  North Holland (1986).

  • ...

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