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Chine : les drones, ces nouvelles recrues high-tech au service de l’environnement

Posté le par La rédaction dans Informatique et Numérique

La nouvelle vogue de ces aéronefs sans pilotes, plus petits et plus maniables que leurs cousins soldats, touche quasiment tous les domaines d’application imaginables : depuis le « drone surveillant » utilisé comme arme anti-triche lors du passage du Gaokao (concours national d’accès à l’enseignement supérieur chinois) jusqu’au drone livreur de colis pour Amazon, en passant par les « drones-ambulances » transportant des défibrillateurs cardiaques, le secteur est aujourd’hui en pleine expansion. Mais en Chine, ce sont notamment dans les domaines environnemental et écologique que leurs applications se révèlent parmi les plus prometteuses.

Pollution : les drones sur tous les fronts

Pollution atmosphérique : en Chine ou les pics de pollution de l’air atteignent régulièrement les 1.000 microgrammes de particules par m3 d’air, les autorités ont investi dans deux flottes de drones
Les dépollueurs : conçus par le constructeur Aviation Industry Corporation of China (AVIC), ces drones munis d’une aile de parapente peuvent stocker jusqu’à 700 kg de substances chimiques. Une fois vaporisées sur le nuage de pollution, elles gèlent les particules polluantes qui retombent alors sur le sol. Utilisés depuis plusieurs années déjà, ces drones sont révisés chaque année afin d’améliorer leurs performances et de réduire leur coût de production.
Les vigiles : en phase de test dans la province du Hebei depuis novembre dernier, une flotte de drone équipés de caméras infrarouges a pour mission de repérer les émissions illégales de gaz polluants par les sites industriels de la région. A l’heure actuelle, 64 usines parmi les 256 inspectées ont été sanctionnées pour infractions aux réglementations environnementales.
Pollution de l’eau : les drones sont aujourd’hui les engins les plus adaptés à la surveillance des rivières et des zones côtières. Peu onéreux, ils sont capables d’embarquer du matériel de pointe pour capturer des images et des vidéos de haute définition, ou pour mesurer précisément les nombreux paramètres qui déterminent les hydrosystèmes. La Chine a investi près d’un milliard de yuan dans l’installation de systèmes de suivi des tâches de pollution et de détection du niveau de pollution grâce à la couleur de l’eau. Des flottes de drones côtiers sont testées depuis 2011 dans le bassin de la rivière Liao, dans le but d’être généralisées à l’ensemble du territoire d’ici 2020.

Drones des champs…

Déjà nombreux à officier dans les villes, les « éco-drones » se popularisent également dans les campagnes chinoises, notamment dans le secteur agricole. Bien qu’encore peu répandus ou en phase de tests, les « drones paysans » sont au service d’une agriculture plus écologique et plus raisonnée grâce à un meilleur dosage des engrais, un épandage plus régulier ou un repérage minutieux des besoins en eau des cultures. Les objectifs à court terme : optimiser l’utilisation des intrants et surtout réduire le gaspillage des ressources de plus en plus préoccupant dans le modèle agricole chinois.
Dans les campagnes comme dans les villes, le rôle de sentinelle de l’environnement revient tout naturellement aux drones : surveillance contre le braconnage, collecte de données dans des zones difficiles d’accès, détection de plantations de drogue, prévention des incendies… ils assurent à 90% des missions de contrôle afin de faire respecter les normes environnementales chinoises de plus en plus rigoureuses.
Dans ce domaine, la Chine affirme vouloir s’inspirer des initiatives dans le reste du monde pour diversifier encore les missions de sa flotte d’éco-drones. Dans le cadre du programme de reforestation initié en 1978 (politique de la « grande muraille verte »), les « drones planteurs » intéressent les autorités chinoises. Ces appareils mis au point par une start up française, équipés de graines pré-germées, seraient en mesure de planter près de 36 000 arbres par jour. Une technique qui se révèlerait 85% moins couteuse que les méthodes traditionnelles.

Source : diplomatie.gouv.fr

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