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Décryptage

Comment imprimer vos objets 3D à La Poste ?

Posté le par Matthieu Combe dans Matériaux, Biotech & chimie

Depuis le 27 novembre, la Poste expérimente l’impression 3D dans 3 bureaux de poste franciliens, à savoir ceux de Boulogne-Billancourt « Hôtel de Ville », Paris « Bonne Nouvelle » et Paris « La Boétie ». Quels sont les premiers retours après 6 semaines d’expérimentation ?

Trois bureaux de poste proposent depuis bientôt 6 semaines l’accès à un espace de services autour de l’impression 3D. Celui-ci est aussi bien destiné aux particuliers qu’aux professionnels. Les clients peuvent choisir leur impression parmi les 120 références proposées dans le catalogue, amener leur propre fichier ou le choisir dans une base de données plus large.

Depuis le lancement de l’opération, la Poste constate une augmentation nette de la fréquentation des bureaux de postes en question. « En moyenne, entre 15 et 20 personnes par jour viennent exclusivement pour l’impression, dont un certain nombre de jeunes qui n’avaient pas du tout l’habitude de fréquenter nos bureaux », se félicite l’entreprise.

Des premiers retours concluants

Les premiers retours montrent que les imprimantes sont utilisées à environ 60 % par des TPE/PME et à 40 % par le grand public. « Parmi les professionnels, on trouve des bijoutiers qui créent des prototypes, des architectes qui impriment des maquettes, des quincailleries qui impriment leur logo ou encore des artistes qui en profitent pour imprimer des objets », précise la Poste. « Avec les fêtes de Noël, on a aussi quelques particuliers qui en ont profité pour imprimer des cadeaux personnalisés », ajoute-t-elle. « On a aussi eu des demandes plus atypiques, comme celle d’un particulier qui a imprimé son cerveau en relief », s’amuse-t-elle.

Mais imprimer en 3D c’est long et cela reste encore assez cher. Une coque de smartphone, par exemple, vous coûtera 30 € pour un temps d’impression de 5 heures. En revanche, des bijoux peuvent aussi être édités à partir de 5 euros ! Pour les projets plus ambitieux, un devis est établi. En raison du délai d’impression, celles-ci ne se font pas sur place, mais dans les ateliers de Sculpteo, une société française spécialisée dans l’impression 3D et partenaire du projet. Une fois produits, les objets sont disponibles en quelques jours au bureau de poste.

Des postiers formés pour l’occasion

Deux postiers par centre ont été formés au sein du FacLab de l’Université de Cergy-Pontoise et au sein de Sculpteo et travaillent à temps plein sur ces imprimantes pour conseiller les usagers. « Leur rôle est notamment d’expliquer ce qu’est l’impression 3D, finaliser les fichiers, répondre aux attentes, d’aider les clients à faire les bons choix techniques et d’envoyer les projets à l’impression », précise la Poste.

Ce projet est porté par la Direction de l’Innovation et du Développement de Services de la Poste qui souhaitait être pionnier dans le test de cette technologie auprès du grand public. « Comme les bureaux de postes sont à présent modernisés, il était aisé d’envisager l’expérience », explique La Poste. Le choix de la zone d’expérimentation en Ile-de-France s’est fait dans un souci de concentration des tests. Il y avait aussi plusieurs opportunités dans les zones choisies, notamment avec une certaine concentration d’agences de communication et de cabinets d’architecture. Au bout de 6 mois, la Poste étudiera les résultats avant de décider si elle étend ou non l’expérience à d’autres villes en France.

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Posté le par Matthieu Combe


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