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Le CEA, véritable machine à brevets

Avec 754 demandes déposées en 2013 auprès de l’INPI, le CEA se classe en troisième position derrière PSA Peugeot Citroën et le groupe SAFRAN.

En intégrant le top 3 des déposants de brevets, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives(CEA) prouve sa réussite dans sa mission transfert de connaissances scientifiques pour le développement de l’innovation.  Plus précisément, parmi les 754 demandes, 625 ont été publiées en 2013. C’est mieux que le CNRS, 7ème avec 408 demandes publiées ou encore que l’IFP Energies Nouvelles en 13ème position avec 188 publications de brevets. Ce leadership reste valable à l’échelle européenne, puisque le CEA est le 33ème déposant auprès de l’Office européen des brevets et le premier organisme de recherche.

Les trois domaines les plus prolifiques sont la micro-nanoélectronique, les technologies logicielles (systèmes embarqués, capteurs, traitement du signal…) et les énergies renouvelables, notamment les thématiques traitant du solaire, des batteries et de l’hydrogène.

Pour tenir un tel rythme, le CEA a mis en place depuis plusieurs années de nombreux outils, comme un plan de production piloté de brevets, une sensibilisation des chercheurs au dépôt de brevet, même ceux travaillant en recherche fondamentale. Lorsque certains travaux sont identifiés comme valorisables, ils sont formalisés et protégés. 

Le CEA dispose aussi de professionnels de la rédaction de brevets. En 2013, le budget « brevets » était de 28 millions d’euros. Une politique qui a un coût donc, mais nécessaire pour gagner la confiance des partenaires, les rassurer… et en trouver de nouveaux. Les brevets servent d’instrument de mise en visibilité, de quoi augmenter l’attractivité du CEA auprès des industriels, et leur garantir une recherche sécurisée. L’exclusivité issue du brevet est cruciale pour les partenaires industriels. De plus, le caractère internationale de la recherche impose de se rendre visible au niveau mondial, les brevets offrant à la fois cette visibilité essentielle tout en prouvant la capacité du CEA à innover, sécuriser et transférer des technologies.

Par Audrey Loubens, journaliste scientifique

Et aussi dans les
ressources documentaires :


https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/thematique/entreprises-et-marches/

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