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Revue du web #78 : les vidéos les plus étonnantes de mars 2015 (2/2)

Posté le par La rédaction dans Informatique et Numérique

Les ferrofluides au service des lampes à lave, le « bulletproof » à toutes les sauces, une météorite au dessus de l'Alsace-Lorraine... Les vidéos les plus étonnantes de mars 2014.

Cette semaine dans la revue du Web :

  • Atelier fonderie, acte II : la forge à induction ;

  • « Inspiration » : les ferrofluides au service des lampes à lave ;

  • Les ferrofluides, comme à la maison ;

  • Le gadget (inutile?) de la semaine : le « bulletproof » à toutes les sauces ;

  • Et en bonus : une météorite au dessus de l’Alsace et de la Lorraine.

Atelier fonderie, acte II : la forge à induction

La semaine dernière, la Revue du Web s’ouvrait sur le surprenant atelier fonderie artisanal de Grant Thompson, un amateur éclairé qui se prend – avec un certain succès – pour un apprenti-forgeron du fond du jardin. Débutons la Revue de cette semaine dans le même esprit, avec une forge que l’on ne pourra pas trouver dans toutes les chaumières, à savoir une forge à induction. Le principe de cette forge repose sur l’induction électromagnétique, permettant de chauffer tous types de matériaux sans qu’ils n’aient besoin d’entrer en contact avec la source d’énergie.

Le matériau (ici, une lame de couteau), placé au cœur des spirales de l’électroaimant, baigne alors littéralement dans un champ électromagnétique. La perte des courants de Foucault dans le matériau – obligatoirement conducteur – produit de la chaleur dans celui-ci, par effet Joule, principe même du chauffage par induction. Il est impressionnant de voir avec quelle rapidité la lame se met à rougir, prête à être travaillée.

« Inspiration » : les ferrofluides au service des lampes à lave

Vous vous souvenez sans aucun doute des lampes à lave : ces lampes de décoration passées de mode, formées d’un globe de verre allongé contenant un liquide transparent et de la cire. Le principe de ces lampes était élémentaire : une fois chauffée par l’ampoule à incandescence, la cire fond et perd en densité (et donc se met à monter), puis une fois éloignée de la source de chaleur, regagne en densité (et donc se met à redescendre). Bien que s’inspirant quelque peu de ce format, « Inspiration » n’a pas grand chose à voir avec ces illustres – et franchement has-been – aînées, mais nous rappelle à leur bon souvenir.

« Inspiration » se base sur les incroyables propriétés ferromagnétiques de ce que l’on appelle les ferrofluides, un colloïde (au même titre que le lait) de nanoparticules ferromagnétiques d’une dizaine de nanomètres, dans une solution aqueuse. Lorsque les nanoparticules du ferrofluide entrent dans un champ magnétique suffisamment grand, la magie opère : le ferrofluide s’anime, palpite, se hérisse de pointes dont l’équilibre instable est un ravissement.

Le projet, lancé sur Kickstarter, est déjà largement financé.

Les ferrofluides, comme à la maison

Pas encore rassasié en ferrofluides ? L’engouement pour ce liquide colloïdal de nanoparticules ferromagnétiques fait qu’il est désormais facile de se procurer dans le commerce de petites quantités de ferrofluides, afin d’inviter la magie chez soi ou d’alimenter en vidéos les plates-formes en ligne, comme cette superbe séquence dont nous vous parlions ici.

Dans la vidéo qui suit, un internaute nous prouve qu’il est aisé de s’amuser avec bien peu de choses, à savoir un flacon contenant 20ml de ferrofluide, une boite de Pétri et un classique aimant néodyme fer bore. Après avoir versé le précieux liquide dans la boite de Pétri (qui sert ici seulement à s’intercaler entre le ferrofluide et l’aimant), le ballet peut commencer, le fluide révélant sous l’influence du champ magnétique ses qualités polymorphes si particulières, s’anime et se hérisse de pointes désormais familières.

Alors, lorsque l’expérience ne se déroule pas vraiment comme prévu, et que le contenu de la boite de Pétri se renverse, notre internaute ne semble pas se démonter, et profite de la situation pour continuer sa petite expérimentation, pour notre plus grand plaisir.

Le gadget (inutile?) de la semaine : le « bulletproof » à toutes les sauces

Notre gadget (inutile?) de la semaine vient nous rappeler que lorsqu’il est question de sécurité, tout est permis… Surfant sur la psychose ambiante liée à la multiplication des attentats terroristes un peu partout dans le monde, certains petits malins ont créé des produits dont l’intérêt limité vient seulement nourrir la paranoïa de l’homme en situation de danger permanent. Cet homme a absolument besoin de se sentir protégé, mais désire également ne pas éveiller le moindre soupçon quant à cette surenchère défensive. En effet, un gilet pare-balle perd un peu de son efficacité… en devenant apparent.

Fort de ce constat, Tom Nardone a conçu une casquette pare-balle, alternative à la fois discrète et élégante au sempiternel casque balistique qui, bien qu’assurant une protection jugée optimale, pèche par son manque de discrétion pour une utilisation au quotidien. Le projet, lancé sur Kickstarter, a connu un grand succès et a reçu près de 12 000 dollars, soit plus de trois fois la somme espérée. La casquette viendra donc couvrir le chef de quelques quidams en danger, pour 99 dollars :

Une boutique d’Eindhoven (dans le sud des Pays-Bas) va jusqu’à proposer des costumes à l’épreuve des balles, mais pas seulement. On peut retenir le bon goût de la série des marcels blancs, ou encore… le chic de la cravate pare-balle. Eh oui, chaque petit bout compte, surtout lorsque le moindre article coûte au minimum la coquette somme de 2400 euros.

Bonus : une météorite au dessus de l’Alsace et de la Lorraine

Terminons notre Revue du Web avec quelques images de la météorite qui a survolé l’Autriche, la Suisse, l’Allemagne, mais également l’Alsace et la Lorraine, dimanche dernier, un peu avant 21 heures. Une énorme boule de feu auraient traversé le ciel, certains témoins évoquant même une détonation sourde voire un grondement accompagnant l’apparition céleste.

On se souvient que la désintégration d’une météorite dans le ciel russe, au-dessus de l’Oural, il y a plus de deux ans, avait fait beaucoup parlé d’elle… D’une part pour le calibre exceptionnel de l’engin (un diamètre compris entre 15 et 17 mètres, pour une masse comprise entre 7000 et 10000 tonnes), mais aussi en raison du très grand nombre de vidéos disponibles, la faute aux « dash-cams », ces caméras embarquées permettant de filmer ce qu’il se passe sur la route et de se prémunir contre les fraudes à l’assurance, pratique endémique en Russie.

Peu de dash-cams de ce côté-ci du Caucase, mais un automobiliste autrichien a tout de même immortalisé ce moment dans la région du Tyrol, ainsi qu’un automobiliste allemand dans les environs de Fribourg-en-Brisgau.

Par Rahman Moonzur

Posté le par La rédaction


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