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Revue du web #76 : les vidéos les plus étonnantes de février 2015 (2/2)

Posté le par La rédaction dans Informatique et Numérique

Quand dérouiller au laser devient un jeu d’enfant, se faire battre à plate-couture au bière-pong par un bras robotique, un robot volant pas très à l'aise au sol... Voici les vidéos les plus étonnantes de février 2015.

Cette semaine dans la revue du Web :

  • Spot, nouveau poids plume sans laisse de la Boston Dynamics ;
  • Dérouiller au laser, un jeu d’enfant ;
  • De la triche ? Se faire battre à plate-couture au bière-pong par un bras robotique ;
  • Le gadget (inutile?) de la semaine : « DALER », le robot volant pas très à l’aise au sol ;
  • Et en bonus : réactions en chaîne, à travers le prisme de Pepsi.

Spot, nouveau poids plume sans laisse de la Boston Dynamics

La famille de la Boston Dynamics, rachetée fin 2013 par Google, s’agrandit encore ! Le robot-guépard Cheetah, le robot anthropomorphe Petman et les mules-robots Alpha Dog et Big Dog ont un nouveau petit frère, baptisé Spot, plus léger et moins pataud que ses prédécesseurs. Parmi cette invincible armada, Cheetah a été le premier à briser ses chaînes, mais Spot se démarque des prestigieux membres de sa fratrie en étant le premier à naître « libre », sans les encombrants – mais indispensables – câbles auxquels nous avions fini par nous habituer.

Dans la vidéo qui suit, on peut apercevoir les 72 kilos de ce poids plume déambuler tranquillement dans les locaux de la Boston Dynamics, rien d’inhabituel puisque personne ne semble remarquer le petit manège du quadrupède robotique. Bien que le nom soit celui d’un chien, la démarche, elle, fait plutôt penser à celle d’un minuscule cheval au trot sur ses quatre pattes à vérins hydrauliques. La batterie de capteurs qui a élu domicile au niveau de son ciboulot lui permet de se mouvoir sans encombres en terrain accidenté, et de supporter sans broncher les assauts répétés – quelques coups de pied tout de même – de scientifiques mal lunés.

Spot a été développé par la Boston Dynamics avec l’aide du Massachusetts Institue of Technology (MIT) sous la houlette de la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), agence affiliée au Département de la Défense américain, et chargée de la recherche et du développement des nouvelles technologies destinées à des fins militaires.

Dérouiller au laser

La société allemande Trumpf est l’une des pionnières du laser à l’échelle mondiale. A la tête d’une écurie laser très diversifiée – allant du laser à disque au laser à diode, en passant par les lasers à fibres et les lasers pulsés – Trumpf est également à la pointe en ce qui concerne les lasers à impulsions courtes et très courtes, utilisés pour découper, structurer, percer ou abraser. C’est cette dernière technique qui nous intéresse ici, avec une vidéo illustrant de manière ludique un nettoyage laser impressionnant.

Ne faisant qu’une bouchée des écailles de rouille, des poussières, des résidus huileux ou des oxydes, ce laser à impulsions courtes (30 nanosecondes, pour une puissance de 750 watts) semble idéal pour le micro-usinage d’abrasion. La pièce métallique servant de cobaye, elle, paraît mise à nue après les deux passages du laser, tellement le procédé semble efficace. Une deuxième jeunesse.

Dans le même esprit, la vidéo qui suit nous montre une autre installation laser du même acabit, permettant de libérer un plateau de cuisson de sa couche de rouille et des quelques résidus carbonisés en surface. Hypnotique !

De la triche ? Se faire battre à plate-couture au bière-pong par un bras robotique

Pas familiers du bière-pong ? Très répandu sur les campus universitaires américains, les règles de ce jeu à boire sont d’une simplicité enfantine : chacune des deux équipes vise les six à dix verres de l’adversaire, partiellement remplis de bière, avec des balles de ping-pong. Lorsqu’une balle finit sa course dans l’un des verres, l’équipe adverse doit en boire le contenu. A la fin du jeu, l’équipe perdante doit boire les verres restants, en faisant mine d’être dépitée.

Bien qu’un laboratoire ne semble pas être l’environnement naturel pour pratiquer ce genre de jeu, les blouses blanches d’Empire Robotics ont jeté leur dévolu sur cette petite mise en scène pour mettre en valeur les nombreuses qualités de « Versaball », leur bras grip robotique. Conçu pour manipuler avec soin et précision une grande variété d’objets, le secret de « Versaball » repose dans la sphère flashy en polymère souple qui se trouve à son extrémité. Rappelant un peu le principe d’un canon à air, la petite boule se vide pour attraper les objets, puis se remplit à nouveau d’air pour les relâcher.

Dans la vidéo qui suit, on peut voir le bras-grip manipuler les balles de ping-pong avec beaucoup de délicatesse, pour après propulser chacune des balles, une à une, dans les six gobelets (vides), en jouant sur la pression de l’air pour parvenir à propulser la balle avec précision. Autant vous le dire tout de suite, « Versaball » risque de rester sobre encore longtemps.

Le gadget (inutile?) de la semaine : « DALER », le robot volant pas très à l’aise au sol

Le biomimétisme a le vent en poupe, et ce ne sont pas les concepteurs de notre gadget (inutile?) de la semaine qui viendront nous dire le contraire. Le « DALER » (acronyme de Deployable Air-Land Exploration Robot) est un petit robot aux allures de chauve-souris, censé apporter une solution aux problèmes de polyvalence de ces engins lorsqu’ils changent de terrain de jeu et de moyen de locomotion. Plutôt très à l’aise dans les airs, le robot adapte sa morphologie pour s’attaquer au plancher des vaches, avec… moins de succès.

Un ingénieux mécanisme permet aux ailes de la petite bestiole de se replier, les bras ailés faisant ainsi office de pattes de fortune. Pourtant, le moins que l’on puisse dire est que la démarche est mal-assurée, et que la progression du robot semble compromise en extérieur sur terrain difficile. Développé pour rechercher de potentielles victimes lors de catastrophes naturelles, on se prend à espérer que les prochaines versions seront moins malhabiles.

Bonus : réactions en chaîne, selon Pepsi

Pour venir conclure cette soixante-seizième Revue du Web, faisons quelques pas en arrière pour se retrouver fin 2014, au moment des sempiternelles célébrations de nouvel an. Plutôt que de jouer la traditionnelle carte du feu d’artifice, Pepsi a décidé de marquer les esprits en organisant la rencontre contre-nature de 2014 pièges à souris avec… 2015 balles de ping-pong.

Faisant preuve d’une délicatesse à toute épreuve, l’équipe en charge du projet doit tout de même s’y reprendre à deux fois tant la mise en place est périlleuse. Une fois l’installation terminée et les pièges tendus, il ne reste plus qu’à profiter de la jouissive double explosion.

Par Moonzur Rahman

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Posté le par La rédaction


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